Un directeur d'école sous le coup d'une instruction
Le parquet de Bordeaux a confirmé l'ouverture d'une information judiciaire visant le directeur de l'école primaire privée Sainte‑Marie Bastide, sur la rive droite de la ville. Deux plaintes avec constitution de partie civile ont été reçues par le doyen des juges d'instruction le 8 juillet, après un signalement qui avait déjà conduit à des auditions en février.
Selon les éléments transmis aux magistrats, l'homme est visé par des chefs graves : viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de quinze ans, violences aggravées et menaces de mort à l'encontre de deux petits garçons.
Les faits et les suites immédiates
Le directeur avait été placé en garde à vue le 23 février, avant d'être laissé libre en attendant des investigations complémentaires. D'après la radio locale Ici Gironde, certains faits se seraient déroulés dans le bureau du chef d'établissement, qui recevait parfois des élèves seul à seul. L'intéressé a été, selon la presse régionale,
« suspendu à titre provisoire »par sa direction.
Par ailleurs, l'organisme de gestion de l'enseignement catholique (OGEC) de l'établissement fait l'objet de poursuites pour non‑assistance à personne en danger, défaut de signalement et complicité de viol par abstention volontaire. La direction diocésaine de l'enseignement catholique n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP au moment des premiers éléments rendus publics.
Contexte local et enjeux
Ces révélations interrogent la communauté scolaire et les familles de la Bastide. Elles relancent le débat sur les dispositifs de protection des mineurs au sein des établissements privés et sur la manière dont les signalements sont traités par les gestionnaires et les autorités. L'ouverture d'une information judiciaire permet désormais d'élargir l'enquête, de diligenter des actes d'instruction et, le cas échéant, d'entendre d'autres victimes ou témoins.
La procédure confiée à un juge d'instruction indique que l'enquête va se poursuivre en profondeur et que les éléments recueillis détermineront la suite pénale. Pour la population bordelaise et la cité éducative locale, le suivi de ce dossier restera un point sensible dans les semaines à venir.
- Date-clé : 8 juillet — réception des deux plaintes par le doyen des juges d'instruction.
- Mesures antérieures : garde à vue le 23 février, puis liberté dans l'attente d'investigations.
- Parties visées : le directeur de l'école et l'OGEC pour manquements présumés.
| Élément | Date / statut |
|---|---|
| Signalement initial | Février — audition et garde à vue (23/02) |
| Réception des plaintes | 8 juillet — deux plaintes avec constitution de partie civile |
| Instruction | Information judiciaire ouverte par le parquet de Bordeaux |