Une protection contre la chaleur visible sur les routes
Face à la vague de chaleur, le Département du Doubs a recours à un traitement visible : certaines routes apparaissent blanchies après l'épandage d'un « lait de chaux ». Le but : réduire la température de la couche de roulement et empêcher le ressuage du bitume, ce phénomène qui rend la chaussée collante lorsque l'enrobé devient trop mou.
Plusieurs secteurs sont concernés, notamment Geneuille et des portions du pays de Maîche, où des camions équipés répandent un mélange d'eau et de chaux sur la chaussée. Le produit réfléchit une partie du rayonnement solaire et joue aussi un rôle d'écran entre la route et les pneus des véhicules.
Effets et durée
Selon l'élue en charge des mobilités au Département, l'épandage peut faire baisser la température de la chaussée jusqu'à 10 degrés. Le lait de chaux peut rester visible jusqu'à 15 jours sur la route, sauf en cas de fortes pluies qui le lessivent.
« Dans un premier temps, ça protège la route de la chaleur puisque le produit réfléchit une partie de cette chaleur »,
Le traitement est appliqué prioritairement sur les sections les plus exposées, identifiées grâce aux alertes météo et aux patrouilleurs départementaux. Il ne s'agit pas d'une opération généralisée : il peut s'agir de petits tronçons, parfois d'une cinquantaine de mètres, où le risque de dégradation est le plus important.
Chiffres et logistique
Le recours à ce procédé n'est pas nouveau : en 2025, le Département a blanchi environ 100 kilomètres de voirie avec ce produit. L'application se fait à l'aide d'un camion adapté qui répand la solution sur la couche de roulement.
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Réduction annoncée de température | jusqu'à 10 °C |
| Durée d'effet | jusqu'à 15 jours (selon pluies) |
| Voirie traitée en 2025 | 100 km |
| Longueur de certains tronçons | ~50 m |
Conséquences pour les usagers et recommandations
Pour les automobilistes, l'épandage se traduit par une chaussée plus claire sur certaines sections. Le produit forme une couche superficielle ; il évite que le bitume chaud ne colle aux pneus. Les conducteurs doivent rester attentifs aux panneaux et aux équipes d'intervention, et adapter leur vitesse sur les portions traitées si nécessaire.
- Le traitement est ciblé : toutes les routes ne sont pas traitées.
- En cas de forte pluie, l'effet est réduit et l'application doit être renouvelée.
- Les autorités s'appuient sur Météo‑France et les patrouilleurs pour prioriser les interventions.
Ce procédé, déjà utilisé l'année précédente, illustre les réponses techniques mises en œuvre localement pour limiter les impacts des canicules sur les infrastructures routières. Il vise autant la sécurité routière que la préservation du patrimoine viabilisé du département.