Des travaux et des gestes pour limiter l'impact des fortes chaleurs
Depuis sa prise de fonction en 2024 à la tête des deux structures, la directrice a fait de la lutte contre les épisodes de chaleur un chantier prioritaire. Les Ehpad Mon Repos (Lezoux) et Groisne‑Constance (Culhat) déploient à la fois des aménagements techniques et des actions quotidiennes pour préserver la santé des personnes âgées, particulièrement vulnérables lors des canicules.
Les établissements, qui accueillent respectivement 300 et 84 résidents, se conforment au « plan bleu » canicule en vigueur de juin à septembre et ont engagé des travaux d'isolation et d'équipement pour mieux maîtriser la température intérieure. Outre les investissements en matériel, le changement passe par l'organisation des espaces et des moments de vie.
« À cette période, nous incitons les résidents à y aller le plus possible »
La stratégie combine plusieurs volets : climatisation ciblée des pièces communes, multiplication de ventilateurs, pose de volets roulants et isolation des combles. L'objectif affiché est clair : limiter les situations d'hyperthermie et prévenir la déshydratation, risques majeurs pour ce public.
Pratiques quotidiennes et prévention
Au quotidien, le personnel adapte les routines : horaires d'activités modifiés pour éviter les heures les plus chaudes, surveillance renforcée des apports hydriques, distribution régulière de boissons et appel à la vigilance des équipes soignantes. Ces gestes simples sont complétés par des aménagements matériels pour offrir des lieux rafraîchis accessibles en permanence.
- Climatisation progressive des unités de vie et des salles communes;
- Acquisition de ventilateurs et climatiseurs mobiles;
- Travaux d'isolation (combles) et installation de volets roulants;
- Adaptation des emplois du temps et surveillance médicale accrue pendant les pics de chaleur.
Des choix contraints par l'évolution climatique et les budgets
La multiplication des épisodes caniculaires rend inéluctable la généralisation de la climatisation, y compris dans les chambres, estiment les responsables. Mais ces investissements pèsent sur les budgets des établissements, qui doivent arbitrer entre confort, sécurité et ressources disponibles. La mise en œuvre progressive permet toutefois d’étaler les coûts et d’évaluer l’efficacité des solutions retenues.
| Établissement | Capacité (résidents) |
|---|---|
| Mon Repos (Lezoux) | 300 |
| Groisne‑Constance (Culhat) | 84 |
Au cœur de ces démarches, le facteur humain reste déterminant : formation et mobilisation des équipes, information des familles et adaptation des soins. Pour les directions d'Ehpad du Puy‑de‑Dôme, l'enjeu n'est plus seulement technique, il est aussi organisationnel et financier. La saison chaude rappelle que la protection des aînés nécessite des réponses structurelles durables, en complément des gestes de prévention mis en œuvre chaque été.