Un rendez‑vous estival qui s’essouffle
La Braderie de Cayenne, rendez‑vous traditionnel des grandes vacances, peine cette année à retrouver son public habituel. Sur l’avenue Charles‑de‑Gaulle, la fréquentation reste faible, y compris en pleine journée, selon plusieurs commerçants présents lors de cette 49e édition.
Les retombées commerciales sont limitées : «
On ne vend pas. Au troisième jour, on ne dépasse pas les 500 euros de ventes», rapporte Milène Georges, gérante d’un stand ambulant habituée de l’événement. Ce constat illustre une tendance à la baisse qui inquiète les vendeurs sédentaires et ambulants.
Des propositions d’aménagement rejetées par les commerçants
En amont de la braderie, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) avait soumis des pistes pour repenser l’organisation. Parmi elles, la suppression de la piétonnisation de l’avenue Charles‑de‑Gaulle et la centralisation des stands sur la place des Palmistes, sous tonnelles, avec la possibilité pour les commerçants sédentaires d’installer un stand sur la place.
Ces propositions n’ont pas convaincu. Certains commerçants évoquent des questions de sécurité, de confort et de conditions de vente moins favorables : chaleur sous les tonnelles, risque de vêtements salis si des véhicules circulent et pluie, perte d’identité historique de la braderie — autrefois rue Arago et avenue Charles‑de‑Gaulle — notamment depuis la fin de la piétonnisation de la rue Arago. Face à ces réticences, la CCI a finalement abandonné l’idée.
Redynamiser sans déplacer ? Les pistes retenues
La discussion a glissé vers des mesures visant à réinventer l’animation plutôt qu’à modifier l’emplacement. Certains acteurs proposent d’intégrer davantage d’artistes et d’animations pour attirer des familles et des visiteurs, en considérant les artistes comme des stands à part entière. Karine Bichara, représentante du magasin Casio et impliquée dans une association locale, explique l’importance d’offrir des activités gratuites et payantes pour renouveler l’attrait de la braderie.
- Proposition initiale : centraliser les stands sur la place des Palmistes (abandonnée).
- Mesures envisagées : plus d’animations artistiques et culturelles, tarification et modalités de participation repensées.
- Préoccupation commune : préserver l’identité historique de l’événement et les conditions de vente.
Conséquences locales et enjeux
La faiblesse des ventes pendant la braderie a un impact direct sur des commerçants souvent dépendants de ce pic saisonnier pour leur chiffre d’affaires. À Cayenne, où les distances et la diversité des publics influent sur la fréquentation, la question est aussi d’attirer des visiteurs depuis les autres communes et de rendre le centre‑ville plus attractif globalement.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Édition | 49e |
| Ventes constatées (exemple) | ~500 € au troisième jour (témoignage) |
La recherche d’un nouvel équilibre devra concilier sécurité, confort des exposants, animation et intégration des artistes. Les prochaines réunions entre la CCI, la mairie et les commerçants seront déterminantes pour savoir si la braderie retrouvera son statut d’événement incontournable pour les Cayennais.