Un chantier en site occupé pour décongestionner l’aérogare
Face à une fréquentation qui approche de ses limites — 540 000 passagers l’an dernier — les actionnaires de la Scac ont lancé, mercredi 8 juillet, la transformation de l’aéroport Félix-Éboué. Les travaux, prévus sur un peu plus de trois ans, se dérouleront en "site occupé", c’est‑à‑dire avec la poursuite du trafic aérien.
Le principal défi annoncé est de rendre le parcours voyageurs plus fluide et d’éliminer les longues files d’attente observées régulièrement à l’extérieur ou dans l’aérogare. Pour y parvenir, l’organisation des flux et la reconfiguration des espaces seront repensées.
« Il n'y aura plus ces files d'attente qui sont dehors ou à l'intérieur... Ça sera fluidifié par l'entrée dans un sas, je dirais, du 100 % contrôle qui débouchera sur la salle d'enregistrement. » — Jean Luk Le West, actionnaire de la Scac
Ce qui va changer
- Entrée par sas et parcours « 100 % contrôle » pour réduire l’attente avant l’enregistrement et le contrôle sûreté.
- Réorganisation de l’aérogare : relogement des services administratifs pour libérer près de 1 000 m² dans le bâtiment.
- Aménagement des abords : transformation partielle des parkings en zones commerciales accessibles aux voyageurs arrivants et partants.
- Attractivité aérienne : la Scac vise l’arrivée de quatre nouvelles compagnies et lignes d’ici fin 2027.
Calendrier et premières opérations
La première étape démarre dès le mois d’août avec des travaux sur la toiture et la clôture. Le chantier complet s’échelonnera sur plusieurs années, en tentant de minimiser les perturbations pour les usagers et les compagnies.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Fréquentation (2025) | 540 000 passagers |
| Surface libérée | ~1 000 m² |
| Durée des travaux | plus de 3 ans (en site occupé) |
| Objectif lignes nouvelles | 4 compagnies/lignes d’ici fin 2027 |
Quelles conséquences pour les Guyanais ?
La modernisation vise d’abord à améliorer le quotidien des voyageurs : moins d’attente, plus de services, meilleure accessibilité aux contrôles. Pour un territoire aussi étendu que la Guyane, où les liaisons aériennes relient villes, communes isolées et la métropole, la capacité de l’aéroport à absorber la croissance du trafic est essentielle. L’ouverture d’espaces commerciaux peut également répondre à des besoins pratiques (achats, restauration) pour les voyageurs arrivant tard ou partant tôt.
Sur le plan économique, attirer de nouvelles compagnies pourrait diversifier l’offre, faire baisser les prix et stimuler le tourisme. Mais ces bénéfices dépendront du calendrier réel des travaux et de la capacité de la Scac à négocier des routes viables pour le marché guyanais.
Pratique
Les premiers travaux visibles commenceront en août (toiture, clôture). Les usagers sont invités à anticiper leurs déplacements et à consulter les communications officielles de l’aéroport pour connaître d’éventuelles modifications temporaires d’accès ou de stationnement.
La modernisation de Félix-Éboué est une opération structurante pour la Guyane : à la fois challenge technique (travail en site occupé) et enjeu d’équité territoriale, pour garantir des connexions aériennes plus fiables et mieux adaptées aux besoins locaux.