Un signal fort pour la recherche à Cergy
CY Cergy Paris Université a annoncé, dans un communiqué daté du 25 juin, les résultats 2026 de ses appels à projets internes. Au total, 27 projets sont sélectionnés dans les volets CY Initiative, CY Générations et CMA Tal‑Cyb. Selon l’intitulé de la dépêche, l’établissement mobilise 2,6 M€ pour soutenir cette vague d’actions scientifiques. Cette décision s’inscrit dans la stratégie de l’université pour structurer et accélérer la recherche sur le territoire de Cergy et du Val-d’Oise.
L’annonce, diffusée par AEF info, précise le cadre des appels internes et le volume de projets retenus. Les porteurs et laboratoires concernés relèvent d’axes directement liés aux dispositifs I-Site, Excellences et CMA, cœurs de la politique scientifique de l’établissement.
Des appels internes pour consolider les axes de recherche
Ces appels à projets servent de levier pour faire émerger, consolider ou rapprocher des équipes, tout en préparant des candidatures plus larges. Le triptyque CY Initiative, CY Générations et CMA Tal‑Cyb constitue l’architecture interne de ce financement. Le volume de dossiers retenus (27) donne une idée de l’ampleur du mouvement engagé à l’échelle de l’université.
| Programme | Objet |
|---|---|
| CY Initiative | Appels internes adossés aux priorités stratégiques |
| CY Générations | Soutien à des projets structurants et émergents |
| CMA Tal‑Cyb | Accompagnement des talents et coopérations |
À Cergy, l’enjeu est concret : offrir des moyens ciblés pour renforcer les capacités des laboratoires et favoriser les coopérations avec l’écosystème local, de l’hôpital au tissu économique.
Un contexte d’évaluation et de partenariats
Cette séquence intervient alors que le HCERES a récemment pointé des enjeux de pilotage scientifique. Le rapport d’évaluation publié le 18 mai 2026 évoque :
« des défis majeurs en matière de stratégie scientifique »
Dans le même temps, l’université multiplie les collaborations. Le LPMS (laboratoire de Physique des Matériaux et de Surfaces) s’est associé au LIDYL (CEA) pour « explorer les matériaux quantiques », et un Institut de recherche en santé pour les territoires a été lancé avec l’hôpital Novo (Nord‑Ouest Val‑d’Oise). Ces jalons donnent de la lisibilité aux financements internes : ils peuvent conforter des axes déjà engagés et en faire émerger de nouveaux.
Retombées attendues à l’échelle locale
Pour Cergy, l’impact immédiat se traduit par une dynamique de projets susceptibles de générer :
- du soutien aux équipes et plateformes locales,
- des coopérations renforcées avec les partenaires du Val-d’Oise,
- une meilleure préparation aux appels nationaux et européens.
À plus long terme, ce soutien peut consolider l’attractivité du campus, utile au recrutement d’enseignants-chercheurs et à la formation par la recherche, et nourrir des transferts vers les acteurs socio-économiques du bassin cergypontain.
Financement et trajectoire
Le montant annoncé de 2,6 M€ pour cette promotion 2026 doit être lu à l’aune des observations du HCERES sur la situation financière de l’établissement : « dynamique », mais avec une dépendance à certains dispositifs qui arrivent à échéance. Les appels internes fonctionnent alors comme un outil d’amorçage et de continuité pour préserver l’élan des équipes et maintenir les connexions avec les grands programmes nationaux.
Prochaine étape : mise en œuvre et coordination
La sélection des 27 projets ouvre désormais la phase opérationnelle. L’enjeu porte sur le calendrier de déploiement, la coordination entre laboratoires et la capacité à valoriser les premiers résultats. Si l’université ne détaille pas, à ce stade, la répartition par disciplines ou par laboratoires, le cadrage autour d’I-Site, d’Excellences et du CMA donne la grille de lecture : financer des projets aptes à structurer, fédérer et essaimer.
Pour les habitants et acteurs de Cergy, l’effet le plus visible devrait venir des coopérations concrètes : terrains d’étude partagés avec les collectivités, passerelles avec l’hôpital et les établissements de santé, ou encore actions avec les entreprises du territoire. La trajectoire engagée sera à suivre sur l’année universitaire à venir.