Un rassemblement citoyen pour dénoncer une agression raciste et islamophobe
Ce lundi 26 octobre, plus de 200 personnes se sont réunies sur le parvis de l’hôtel de ville de Compiègne à l’appel de SOS Racisme local. La mobilisation faisait suite à l’agression survenue à Trappes et La Verrière et à la levée de garde à vue de l’auteur au cours du week-end, événement qui a suscité colère et incompréhension parmi les participants.
Au micro, plusieurs intervenants se sont succédé pour appeler à la condamnation ferme des actes racistes et islamophobes et pour interpeller médias et responsables politiques. Parmi eux figuraient Jihade Oukadi, adjointe à l’action sociale dans les quartiers, Benjamin Belaïdi, militant pro-palestinien, et Bertrand Brassens, ancien candidat socialiste aux législatives.
« Dès qu’un attentat est commis par une personne blanche, celle-ci est envoyée en psychiatrie, comme pour minimiser ses actes »
Cette phrase, prononcée par trois jeunes Compiégnoises — Lina, Kahyna et Jeanne — a résumé le sentiment partagé par une partie des présents : la suspicion d’un traitement différencié selon l’origine de l’auteur. Les intervenants ont réclamé une réaction plus transparente des institutions et une couverture médiatique plus attentive à la dimension raciste de l’acte.
Revendiquer des actions concrètes
Au-delà de la dénonciation, les prises de parole ont porté des revendications concrètes :
- condamner publiquement ceux qui glorifient l’auteur de l’attaque ;
- faire pression sur les médias pour une couverture plus rigoureuse des faits ;
- mobiliser le droit de vote comme levier citoyen pour agir sur les choix politiques.
Le ton du rassemblement est resté globalement calme mais déterminé. Les organisateurs ont insisté sur la nécessité d’un dialogue avec les élus locaux afin d’assurer un suivi des demandes et d’éviter que l’émotion ne retombe sans aboutir à des mesures.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Lieu | Hôtel de ville de Compiègne |
| Date | Lundi 26 octobre |
| Organisateur | SOS Racisme de Compiègne |
| Participants | Plus de 200 personnes |
Ce rassemblement s’inscrit dans un contexte national et local de débats sur les violences à caractère raciste et les réponses judiciaires et médiatiques qui leur sont apportées. À Compiègne, comme ailleurs, la mobilisation citoyenne témoigne d’un besoin de reconnaissance des victimes et d’exigence de clarté dans les suites données aux enquêtes.
Les prochains jours seront observés pour savoir si des suites politiques ou administratives seront données aux demandes exprimées : rencontres avec les services municipaux, prises de position publiques d’élus ou actions coordonnées d’associations. Pour les participants, l’objectif est clair : transformer l’indignation en actions durables afin de prévenir et combattre le racisme et l’islamophobie sur le territoire.