Un service fermé « sans tambour ni trompette »
Fin juillet, les équipes du Groupe hospitalier public Sud de l’Oise (GHPSO) à Creil ont découvert par une note des ressources humaines que le service de pneumologie était fermé « jusqu’à nouvel ordre ». Cette annonce, relayée auprès du personnel en plein été, a surpris et choqué les soignants qui n’ont reçu aucune explication claire de la direction.
Le service concerné, situé au 5e étage du bâtiment principal, comprend environ 19 agents auxquels s’ajoutent des médecins. Les patients présentant des infections respiratoires — pneumopathies, bronchites, tuberculoses — ont été transférés en urgence vers d’autres services de l’établissement ou pris en charge ailleurs.
« C'est hyper violent. »
Des membres du personnel, sous couvert d’anonymat, qualifient la décision d’« inexplicable » et dénoncent une fermeture intervenue durant l’absence temporaire d’un médecin. Ils estiment qu’une organisation permettant de maintenir l’activité existait dès le 27 juillet, date à partir de laquelle une équipe médicale suffisante aurait pu assurer le fonctionnement.
Conséquences pour la prise en charge locale
Cette fermeture survient après une période déjà difficile pour le GHPSO, où les urgences ont connu de fortes tensions lors de précédentes vagues épidémiques. Les soignants craignent que la disparition temporaire ou définitive de la pneumologie n’alourdisse la charge des services d’urgence et des services de médecine, avec un risque d’allongement des délais et d’augmentation des patients hospitalisés dans des couloirs.
- Patients : transferts urgents, prise en charge réorganisée, incertitude sur la continuité des soins.
- Personnel : 19 agents concernés, interrogations sur le maintien des postes et l’organisation du travail.
- Hôpital : risque de surpression des urgences et des services médicaux voisins.
Ce que demandent les équipes
Les salariés souhaitent des réponses rapides et transparentes de la part de la direction : temporarité ou pérennité de la fermeture, motifs médicaux ou organisationnels précis, calendrier de réouverture éventuelle et modalités de réaffectation ou de maintien des emplois. Sans ces éléments, l’inquiétude demeure, d’autant que la décision a été prise en pleine période de congés, limitant la possibilité d’échanges collectifs immédiats.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Étage | 5e |
| Personnel (agents) | 19 |
| Dates clés | Annonce fin juillet ; équipes disponibles dès 27 juillet |
Pour les patients et leurs proches, il est conseillé de contacter le GHPSO ou le médecin traitant pour savoir où se déroulera désormais le suivi respiratoire. Les autorités hospitalières locales sont invitées à clarifier la situation rapidement afin d’éviter une dégradation supplémentaire de l’accès aux soins respiratoires dans le sud de l’Oise.