Contrôles et interpellations près de Lons‑le‑Saunier
Les gendarmes du Jura ont mené, au début du week‑end dernier, deux interventions qui rappellent la vigilance quotidienne des forces de l’ordre sur les routes départementales. Samedi 8 août, un jeune conducteur a d’abord esquivé un contrôle avant d’être arrêté : les suites de la vérification ont mis au jour plusieurs infractions.
Les constats sont nets : conduite sous l’emprise de stupéfiants, absence d’assurance et une plaque d’immatriculation provisoire « WW » devenue illégale. La combinaison de ces manquements explique l’attitude du mis en cause face aux militaires et les mesures prises immédiatement.
"oublié"
Ce mot, rapporté par les gendarmes, illustre la tentative — fréquente mais risquée — de s’appuyer sur une plaque provisoire pour circuler malgré des irrégularités administratives. Le système des plaques WW, conçu pour les immatriculations temporaires, n’autorise qu’un délai limité : deux mois, renouvelable une seule fois pour la même durée. Passé ce cadre, l’automobiliste est en infraction.
Conséquences immédiates et suite judiciaire
Sur place, les militaires ont procédé aux mesures habituelles : retrait administratif du permis de conduire et mise en fourrière du véhicule. Le jeune homme sera convoqué prochainement devant le tribunal de Lons‑le‑Saunier pour répondre de ces faits.
Le lendemain, dimanche 9 août, un second refus d’obtempérer a été recensé dans le département. Cette fois, le conducteur contrôlé était sous l’emprise de l’alcool. Là encore, le permis a été retiré et le véhicule placé en fourrière, avec convocation ultérieure devant la justice.
- Dates : 8 et 9 août
- Infractions constatées : refus d’obtempérer, conduite sous stupéfiants, conduite sous l’emprise de l’alcool, absence d’assurance, plaque WW périmée
- Sanctions immédiates : retrait du permis, fourrière, convocation judiciaire
Le dispositif WW expliqué
La plaque dite « WW » est délivrée par l’État dans l’attente d’une immatriculation définitive — par exemple lors d’une importation. Son usage est strictement encadré :
| Élément | Durée |
|---|---|
| Attribution initiale | 2 mois |
| Renouvellement possible | 1 fois (2 mois) |
Au‑delà de ces délais, la circulation est illicite si l’immatriculation définitive n’est pas effectuée. Certains automobilistes pensent pouvoir échapper aux contrôles en conservant ces plaques ; l’exemple du week‑end démontre le contraire.
Pour les automobilistes jurassiens
Les gendarmes rappellent que les contrôles routiers visent la sécurité de tous : port du permis, assurance en règle, sobriété et respect des délais administratifs. En cas de doute sur la validité d’une immatriculation temporaire, il est conseillé de régulariser sa situation rapidement pour éviter des procédures pénales et administratives lourdes.
Ces deux affaires, intervenues en quelques heures, soulignent l’attention portée par les unités départementales sur la prévention des risques routiers et la lutte contre les comportements dangereux sur la route.