Violences répétées malgré une décision judiciaire
Dans la nuit du dimanche 26 juillet, les secours sont intervenus dans un immeuble de logements sociaux de Digne-les-Bains après l'appel d'une femme très éprouvée. Les policiers ont constaté des traces de strangulation et plusieurs hématomes sur son corps. Son compagnon, âgé de 40 ans, venait d'avoir consommé de la cocaïne, selon les éléments présentés en audience.
Quelques jours auparavant, la cour d'appel d’Aix-en-Provence avait prononcé, le 17 juillet, une interdiction de contact entre les deux personnes. Cette mesure faisait suite à des condamnations antérieures : le quadragénaire avait déjà été condamné en janvier 2025 pour des violences conjugales et pour des faits survenus lors d'un parloir en prison. Son casier mentionne désormais onze mentions.
« Il a affirmé avoir cru que cette interdiction avait pris fin avec son incarcération. »
Les faits et la défense
Au tribunal, l'homme a reconnu avoir perdu le contrôle après avoir consommé de la drogue, sans toutefois assumer pleinement la nature de la relation qu’il entretenait avec la victime. Selon la version exposée en audience, la soirée aurait dégénéré après les propos d’un ami prétendant être le père biologique de l’enfant de la victime. Cette rencontre entre les deux protagonistes était pourtant interdite.
Le parquet avait requis 15 mois de prison ferme, estimant que la consommation de cocaïne ne pouvait justifier les violences commises. Les juges sont allés au-delà de ces réquisitions.
La peine prononcée et obligations
Le tribunal de Digne-les-Bains a condamné l'homme à 24 mois d’emprisonnement, dont 6 mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans. Il devra également suivre des soins, rechercher un emploi et respecter l'interdiction de tout contact avec la victime. Une réparation financière a été fixée : 2 000 € de dommages et intérêts.
| Élément | Sanction / valeur |
|---|---|
| Peine totale | 24 mois |
| Sursis | 6 mois (sursis probatoire) |
| Indemnité | 2 000 € |
| Casier | 11 mentions |
Conséquences locales et réactions
Cette affaire interroge sur la prévention et la protection des victimes à l’échelle locale : la décision d’interdiction de contact émanant d’une cour d'appel n’a pas empêché la récidive. Pour les habitants des quartiers concernés, c’est aussi un rappel des violences qui perdurent en milieu domestique et de la nécessité de dispositifs d’accompagnement renforcés pour les personnes vulnérables.
- La victime a été retrouvée avec des traces de strangulation et des hématomes.
- L'auteur a reconnu la consommation de cocaïne lors des faits.
- La justice a prononcé une peine plus lourde que les réquisitions du parquet.
Le respect des décisions judiciaires et la mise en œuvre effective des mesures de protection resteront des points d’attention pour les services sociaux et policiers locaux dans les semaines à venir.