Des arbitrages budgétaires au service de projets structurants
Réuni le 22 juin 2026 sous la présidence de la maire Nathalie Koenders, le conseil municipal de Dijon a tranché plusieurs dossiers qui pèseront sur la trajectoire économique, sociale, culturelle et environnementale de la ville. Au menu: la rénovation du Centre de développement chorégraphique national Le Dancing dans le quartier des Grésilles, le soutien acté au festival de rap Golden Coast, et la cession d’un ancien site d’enfouissement à Dijon métropole dans le cadre de la politique de décarbonation.
Le Dancing: un chantier culturel rehaussé et cofinancé
Le conseil a adopté la création d’une autorisation de programme pour la rénovation et l’extension du Dancing. Le coût global est désormais évalué à 6,4 M€ TTC, en hausse par rapport à l’estimation de 5,7 M€ en 2025. Cette réévaluation tient à l’inflation et à l’ajout de 200 000 € dédiés aux équipements scéniques. Les travaux débuteront en juillet 2026 pour une livraison annoncée en décembre 2027.
L’opération bénéficie d’un cofinancement jugé exceptionnel : 63,8 % du montant hors taxes. Sont notamment mobilisés : 1 M€ de l’État et 1 M€ de la Région Bourgogne–Franche-Comté via le CPER, complétés par 500 000 € issus du FNADT et 704 700 € de fonds européens. Le FCTVA est estimé à 951 400 €. À l’échelle d’un quartier emblématique comme les Grésilles, la réhabilitation d’un pôle chorégraphique national pèse autant comme équipement culturel que comme atout d’attractivité urbaine.
| Projet | Montant/Apports | Calendrier |
|---|---|---|
| Rénovation–extension du Dancing | 6,4 M€ TTC ; cofinancement 63,8 % HT (État 1 M€, Région 1 M€, FNADT 500 k€, UE 704,7 k€) ; FCTVA 951,4 k€ | Démarrage juillet 2026 ; livraison décembre 2027 |
Golden Coast: un appui renforcé à un rendez-vous populaire
Le festival Golden Coast, consacré au rap, doit se tenir les 28, 29 et 30 août 2026 à la Combe à la Serpent. Pour cette troisième édition, l’organisateur vise 75 000 participants sur trois jours. Dijon métropole sécurise la tenue de l’événement par une subvention de 180 000 €. Le versement s’effectuera en deux temps : un acompte de 90 % puis un solde plafonné à 10 % (18 000 € maximum) conditionné au bilan final.
Pour la desserte du site, la collectivité prévoit des navettes gratuites dimensionnées pour un flux quotidien maximal de 17 000 personnes. Au-delà de l’effet vitrine, cet appui interroge la logistique des grands rassemblements en périphérie naturelle, entre capacité d’accueil, circulation et sécurité, autant d’enjeux suivis de près par les riverains et les services techniques.
- Subvention métropolitaine : 180 000 €
- Fréquentation attendue : 75 000 personnes (sur 3 jours)
- Navettes gratuites : capacité jusqu’à 17 000 usagers/jour
Transition énergétique : une cession foncière stratégique
Dans le cadre de sa politique de décarbonation, la Ville cède à Dijon métropole l’emprise de l’ancien centre d’enfouissement technique, le long de la route métropolitaine 903. D’une superficie d’environ 21 hectares, ce foncier est transféré pour le prix symbolique de 1 €. La métropole prendra en charge l’intégralité des coûts de mise en conformité et de dépollution (recouvrement de la décharge). Un projet ultérieur est envisagé sur ce site ; il s’inscrira dans l’orientation annoncée par la collectivité en matière de transition, sans détail arrêté à ce stade dans la délibération.
Cette cession, au-delà du symbole, ouvre une séquence technique et administrative exigeante : diagnostics, couverture, suivi des rejets et garanties dans la durée. Les habitants des secteurs concernés, comme les usagers de la RM 903, scruteront les étapes des travaux et l’évolution paysagère d’un site longtemps fermé, avec l’espoir d’un usage futur compatible avec la mémoire du lieu.
Une feuille de route locale lisible
Pris ensemble, ces votes tracent une ligne claire : consolider les équipements culturels, soutenir un événement fédérateur désormais bien identifié dans le calendrier estival et actionner, par le foncier, des leviers de transition environnementale. Les jalons temporels sont posés, les financements identifiés, et la maîtrise d’ouvrage publique entend piloter des chantiers aux répercussions concrètes pour les Dijonnaises et Dijonnais, des Grésilles à la Combe à la Serpent jusqu’aux abords de la RM 903.