Un diagnostic critique après l’enquête publique
Le collectif Dijon Avenir a déposé sa contribution à l’enquête publique qui s’est achevée le 3 juillet, dénonçant la deuxième révision du Schéma de cohérence territoriale (SCoT) du Dijonnais comme porteuse de risques accrus pour la disponibilité de l’eau et la sécurité alimentaire du territoire au cours des vingt prochaines années. Le SCoT, adopté en 2019, définit la trajectoire d’urbanisation jusqu’en 2046 pour la métropole et les communautés de communes associées.
Dans son communiqué rendu public le 4 juillet, le collectif juge que les nouveaux objectifs de croissance démographique et d’artificialisation des sols contenus dans le document révisé sont mal adaptés au changement climatique et pourraient :
- accentuer les tensions sur les ressources en eau potable ;
- réduire les surfaces agricoles disponibles ;
- fragiliser l’autonomie alimentaire du territoire.
« La révision du SCoT va augmenter les risques de pénurie d’eau et de nourriture dans les 20 prochaines années ! »
Pour Dijon Avenir, le SCoT n’est pas un simple plan d’aménagement : il conditionne les usages des terres, la protection des sols et des arbres, et donc la capacité du territoire à produire et à s’approvisionner. Le collectif demande une profonde réécriture du projet afin de mieux prendre en compte les effets cumulés du réchauffement et de l’urbanisation.
Des demandes précises pour limiter l’artificialisation
Parmi les propositions formulées par Dijon Avenir figurent des mesures contraignantes : stabiliser la population du territoire, suspendre la construction de logements neufs à Dijon et dans sa métropole, préserver tous les espaces naturels, agricoles et forestiers, et protéger les surfaces de pleine terre ainsi que les arbres.
| Point critiqué | Demande de Dijon Avenir |
|---|---|
| Objectifs de croissance | Stabilisation de la population |
| Construction de logements | Arrêt des constructions neuves à Dijon et sa métropole |
| Terres et arbres | Préservation et protection des surfaces de pleine terre et des arbres |
Le collectif insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de résilience face au manque d’eau et à la baisse potentielle des productions locales, sans pour autant proposer de chiffres d’évocation autres que ceux contenus dans son argumentaire remis à l’enquête publique.
La concertation autour du SCoT reste une étape déterminante : le document final devra concilier besoins de logement, protection des ressources et adaptation climatique. Les choix qui seront retenus engageront concrètement les communes et les agriculteurs du territoire pour les décennies à venir.
Les élus et les services en charge du dossier disposent désormais des contributions déposées pendant l’enquête. Reste à savoir si les observations formulées par des acteurs locaux comme Dijon Avenir seront intégrées dans la version définitive du Schéma de cohérence territoriale.