Une nouvelle saisie qui inquiète les équipes
Lors d'une fouille programmée le 11 août, des agents du centre pénitentiaire de Fleury‑Mérogis ont découvert dans une cellule 634 g de stupéfiants conditionnés ainsi que des téléphones et des cartes SIM. Quelques jours plus tôt, le 5 août, une précédente opération avait permis de saisir 173 g d'une substance illicite, deux couteaux en céramique dissimulés dans une chaussette et d'autres téléphones, selon le syndicat Force ouvrière (FO).
Ces découvertes ravivent l'inquiétude des surveillants, qui dénoncent des cellules transformées en « stocks » et des méthodes de livraison de plus en plus sophistiquées.
Des drones pour faire entrer drogues et téléphones
Les survols de drones transportant des colis illicites se multiplient autour de l'établissement depuis plusieurs mois. Le phénomène, déjà relevé dans d'autres établissements, est jugé particulièrement prégnant à Fleury‑Mérogis par les organisations syndicales.
« Certaines cellules semblent être devenues de véritables usines de stockage et de conditionnement destinées à alimenter les trafics. Et pendant ce temps, le fléau des drones continue. »
Face à cette situation, FO réclame la mise en place d'équipements et de dispositifs dédiés à la détection et à la neutralisation des drones, ainsi que des moyens humains renforcés.
Revendications et mesures demandées
- Création d'une brigade anti‑drone avec personnels formés et affectés en permanence ;
- Installation de filets anti‑drone ou autres barrières matérielles autour des secteurs sensibles ;
- Renforcement des moyens de détection (radar, brouillage, surveillance électrique) et des fouilles ciblées.
Les surveillants estiment que sans ces moyens supplémentaires, les interventions resteront insuffisantes face à l'ampleur des trafics internes et aux innovations des réseaux extérieurs.
Contexte et conséquences locales
Fleury‑Mérogis, l'un des plus grands établissements pénitentiaires d'Europe, est régulièrement au cœur de débats sur les conditions de détention et la sécurité. Les saisies récentes posent la question de la combinaison entre moyens matériels (détection anti‑drone, fouilles, contrôles) et ressources humaines pour assurer la sécurité des agents et limiter l'implantation des trafics.
| Date | Saisies |
|---|---|
| 5 août | 173 g de stupéfiants, 2 couteaux, téléphones |
| 11 août | 634 g de stupéfiants conditionnés, téléphones, cartes SIM |
Ces montants, cumulés, illustrent une capacité d'approvisionnement importante qui alimente tant les trafics internes qu'une économie parallèle au sein de l'établissement.
Quelles suites possibles ?
Dans l'immédiat, les fouilles et la surveillance devraient se poursuivre. Les syndicats attendent désormais des réponses des autorités pénitentiaires et de l'administration centrale sur la livraison d'équipements anti‑drone et le renfort des effectifs. À défaut, le climat de travail risque de se tendre encore davantage et les risques pour la sécurité des agents et des détenus de persister.
Pour la population locale, la question du maintien de l'ordre autour de Fleury‑Mérogis et de la prévention des survols illégaux reste au centre des préoccupations.