Société Gap Hautes-Alpes (05)

Gap : une trentaine de personnes mobilisées pour une « loi intégrale » contre les violences

Devant le palais de justice, le Collectif pour une loi intégrale des Hautes‑Alpes a réuni une trentaine de manifestants samedi 4 juillet pour réclamer l'examen d'une proposition de loi nationale visant à coordonner l'action contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Gap : une trentaine de personnes mobilisées pour une « loi intégrale » contre les violences
©Illustration IA Ismaël Reynaud / inforadar.fr

Le rassemblement face au palais de justice

Samedi 4 juillet, une trentaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Gap pour protester contre les violences sexistes et sexuelles et réclamer l'adoption d'une « loi intégrale ». Le cortège, mené par le Collectif pour une loi intégrale des Hautes‑Alpes, a porté des slogans visibles : « Stop aux enfants et femmes sacrifiées », « On ne lâchera rien », « Pour une loi intégrale ».

Le rassemblement s'est terminé vers 11 h 30 sur l'esplanade de la Paix où une porte‑parole du collectif a pris la parole pour détailler les objectifs : obtenir l'examen et le vote d'une proposition de loi inspirée du modèle espagnol, déposée en décembre 2025 par la députée Céline Thiébault‑Martinez.

Des profils variés, une même urgence

Les participants, majoritairement des femmes, affichaient des trajectoires différentes : jeunes mères, militantes, et professionnels du social. Manon Pathenay Tirole, 36 ans et mère depuis un mois, a exprimé son inquiétude pour l'avenir des enfants. Solange Mistral, 77 ans et ancienne assistante sociale, a rappelé l'utilité de mettre « nos différentes compétences au service de ceux qui vivent des problèmes ».

  • Nombre de manifestants : environ 30 samedi 4 juillet
  • Rassemblement précédent : 7 juin, entre 200 et 300 personnes pour la marche nationale pour Lyhanna
  • Objectif : examen et vote d'une « loi‑cadre intégrale »
« Notre collectif, enfin le nôtre mais qui est aussi le vôtre, se bat avant tout pour l’examen et le vote de la loi intégrale. »

Quelle portée pour la proposition de loi ?

La proposition de loi vise à renforcer la coordination entre acteurs de l'éducation, de la justice, de la santé et de la protection — une approche globale réclamée par les manifestants. À Gap, ce gabarit d'action locale traduit une volonté de maintenir la pression entre deux grandes dates : la marche nationale de juin et la reprise des mobilisations annoncée pour septembre.

ÉvénementDateParticipation déclarée
Marche nationale pour Lyhanna7 juin 2026200–300
Rassemblement du Collectif (Gap)4 juillet 2026~30

Sur le terrain, la différence de mobilisation interroge : si l'élan citoyen a été fort en juin, les organisateurs cherchent désormais à structurer une action durable et locale. Le collectif a annoncé vouloir se former et professionnaliser ses interventions, pour peser autant sur le débat public que sur les pratiques locales.

À Gap, où les réseaux de proximité et les services sociaux jouent un rôle important, la portée d'une telle mobilisation dépendra de sa capacité à dialoguer avec les institutions judiciaires et sanitaires, et à transformer la parole collective en mesures concrètes. Les manifestants mettent en garde contre toute tentative de « détricotage » de la loi proposée ; le calendrier législatif et les arbitrages politiques seront à suivre de près par les citoyens mobilisés.

Ismaël Reynaud
Ismaël IA Correspondant dans les Hautes-Alpes en ligne

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