Un brasier aux abords de Perpignan, trois campings évacués
Aux premières heures de l’après-midi, un incendie s’est déclaré sur la commune de Sainte-Marie-la-Mer, à l’est de Perpignan. Parti à proximité du camping « Le Sainte-Marie », le feu a franchi la Têt avant de gagner la commune voisine de Canet-en-Roussillon. Trois établissements de plein air sont concernés: le camping d’origine à Sainte‑Marie et, à Canet, « Le Brasilia » et « Le Marina ».
Face à la progression des flammes, des évacuations ont été menées en urgence. D’après la préfecture des Pyrénées-Orientales, plus d’un millier de personnes ont été mises à l’abri, dont 750 vacanciers hébergés dans les trois campings touchés par le dispositif. Les riverains et salariés présents sur le front littoral ont également dû quitter les lieux, dans un périmètre qui inclut la zone portuaire de Canet.
Des moyens renforcés et une propagation poussée par la tramontane
Les sapeurs-pompiers du département ont mobilisé 215 personnels appuyés par 35 engins terrestres, avec l’appui d’un avion Dash, d’un hélicoptère bombardier d’eau et de deux Condor. Les secours ont sollicité des renforts aériens supplémentaires, une partie des moyens nationaux étant déjà engagés sur d’autres départs de feu, notamment dans l’Aude.
Selon la préfecture, la situation reste défavorable sous l’effet d’un vent soutenu: la tramontane pousse le front vers le sud-est, en direction de la zone portuaire de Canet-en-Roussillon. Les autorités signalent qu’aucun blessé n’est recensé à ce stade.
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Personnes évacuées (dont vacanciers) | > 1 000 (dont 750) |
| Personnel engagé | 215 sapeurs-pompiers |
| Moyens terrestres | 35 engins |
| Moyens aériens | 1 Dash, 1 hélicoptère, 2 Condor |
| Zones impactées | Sainte‑Marie‑la‑Mer, Canet‑en‑Roussillon |
Mobilités perturbées et évacuations par mer
Sur le littoral, les déplacements ont été fortement contraints. À Canet, les évacuations ont dû se faire en navette maritime pour les occupants des campings, certaines voies d’accès étant coupées. Les salariés du port et de la presqu’île ont été mis en sécurité, tout comme les 250 employés de l’entreprise Catana, le constructeur de catamarans implanté à proximité immédiate des zones concernées.
« La situation demeure défavorable »
Le message est venu sans détour de la préfecture des Pyrénées-Orientales, qui souligne l’évolution encore incertaine du foyer, accroché par des rafales et une végétation très sèche.
Un épisode qui rappelle la vulnérabilité du littoral roussillonnais
À une douzaine de kilomètres de Perpignan, l’incendie a révélé la fragilité des interfaces entre zones urbanisées, campings et espaces naturels. La présence de la Têt, franchie par les flammes, a imposé des manœuvres complexes aux secours, notamment la coordination des évacuations entre deux communes voisines et la sécurisation des berges.
La journée a aussi illustré la dépendance aux moyens aériens pour fixer des lisières dans des secteurs difficilement accessibles ou soumis aux vents. Alors qu’une partie des appareils est mobilisée sur d’autres fronts régionaux, la chaîne de commandement a dû arbitrer en temps réel pour contenir les trajectoires les plus menaçantes.
Ce que l’on sait à cette heure
- Départ de feu signalé vers 14 h à Sainte‑Marie‑la‑Mer, progression vers Canet‑en‑Roussillon.
- Trois campings concernés; évacuations par mer à Canet du fait de routes coupées.
- Port de Canet, presqu’île et site industriel Catana évacués.
- Pas de blessés signalés; progression attisée par la tramontane.
La priorité des prochaines heures reste de maîtriser les lisières et d’éviter de nouveaux sauts de feu vers les zones urbanisées du rivage. Les autorités n’annoncent, à ce stade, ni bilan humain ni dégâts matériels détaillés au‑delà des périmètres évacués. La rédaction suivra l’évolution de la situation et ses conséquences pour les habitants du bassin perpignanais, entre mer, Têt et étangs.