Un édifice ancien redonné aux habitants
Le 9 août, la municipalité de La Chapelle‑Bayvel a marqué la fin d’un chantier de restauration intérieure de l’église Saint‑Martin par une messe inaugurale. Implanté près de Cormeilles, ce petit village de 387 habitants possède un bâtiment d’origine XIe–XIIe siècles qui fait partie de son identité locale.
Six mois de chantier, résultat perceptible
Le chantier, mené sur une période d’environ six mois, a porté sur la remise en état des murs, des frises et des fresques décoratives, ainsi que sur d’autres travaux intérieurs. Le résultat a séduit les fidèles et les visiteurs venus de communes voisines — Épaignes, Le Bois‑Hellain et au‑delà — venus assister à la cérémonie religieuse célébrée par le Père Philippe Bénard.
Une mobilisation d’artisans locaux
La restauration a mobilisé des professionnels du territoire, mettant en valeur le savoir‑faire local. Parmi les intervenants figurent :
- le menuisier Riquier (Épaignes),
- le charpentier Simon Fréchon (Épaignes),
- le plâtrier Aubey (Thiberville),
- le peintre Martin (Beuzeville),
- la décoratrice d’art Corinne Bonnessoeur (Bonneville‑la‑Louvet).
| Élément | Information |
|---|---|
| Durée approximative | 6 mois |
| Coût | 90 000 € TTC |
| Subventions | Néant selon la mairie |
| Date de l’inauguration | 9 août 2026 |
« sans aucune subvention »
Cette phrase, relayée par la municipalité, souligne que la dépense de 90 000 € a été assumée par la commune. Le maire, Jacques Duval, met ainsi en avant la priorité donnée à l’entretien du patrimoine malgré la petite taille de la collectivité.
Contexte et précédentes interventions
La rénovation intérieure s’inscrit dans une série d’opérations visant à préserver l’édifice : le remplacement des vitraux en 2020, une mise aux normes électrique et le rejointoiement des façades figuraient déjà parmi les interventions antérieures. La nouvelle phase a permis de restituer des couleurs et des décors qui avaient souffert du temps.
Un enjeu pour la vie communale
Au‑delà de l’aspect patrimonial, la remise en état de l’église participe à la vie collective : les messes, cérémonies et événements locaux s’y déroulent dans un cadre remis en valeur. Pour une commune de moins de 400 âmes, ces opérations nécessitent souvent arbitrages budgétaires et mobilisation de ressources humaines locales.
La réussite affichée de la restauration témoigne de l’investissement des élus et des artisans du territoire, et redonne aux habitants un lieu de rassemblement patrimonial et religieux dans un état proche de son lustre d’origine.