Fermeture administrative après un contrôle sanitaire
Le 28 août 2026, la préfecture de Seine‑Saint‑Denis a pris un arrêté de fermeture administrative à l’encontre du restaurant Mon Petit Poulet, situé 4 avenue Jean‑Mermoz à La Courneuve. L’opération fait suite à une inspection menée la veille par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et des agents de Bureau Veritas.
Des constats jugés incompatibles avec la poursuite d’activité
Au terme du contrôle, les autorités ont dressé une liste de manquements — qualifiée de non exhaustive — qui a conduit à la décision de fermeture. Les observations les plus alarmantes : la présence de rongeurs (souris) et de leurs déjections, y compris dans des enceintes réfrigérées, et un encrassement généralisé des surfaces, équipements, vitrines et sols.
« Les mauvaises pratiques observées pouvaient conduire à des contaminations. »
La préfecture souligne également une absence de plan de maîtrise sanitaire et de procédures adaptées pour garantir l’hygiène. Les enregistrements de températures étaient manquants ou non conformes, et les contrôles à cœur lors de la cuisson — notamment du kebab — n’étaient pas réalisés, exposant potentiellement les clients à des denrées insuffisamment cuites.
Conséquences pratiques et risques pour les clients
La fermeture prend effet immédiatement. Elle vise à empêcher la vente d’aliments susceptibles d’engendrer des toxi‑infections alimentaires. Pour les habitants, cela signifie :
- la disparition temporaire du commerce de proximité concerné ;
- une alerte sanitaire sur les pratiques de certains établissements de restauration rapide ;
- le rappel que les contrôles administratifs peuvent déboucher sur des mesures rapides quand la santé publique est en jeu.
Ce que dit l'arrêté et les points saillants
L’arrêté préfectoral détaille les éléments ayant motivé la fermeture. Le tableau ci‑dessous synthétise les principaux constats et leur impact potentiel.
| Constat | Impact potentiel |
|---|---|
| Présence de rongeurs et déjections | Contamination des denrées, risque sanitaire |
| Enceintes réfrigérées souillées | Perte de la chaîne du froid, multiplication bactérienne |
| Absence d'enregistrement des températures | Impossibilité de vérifier la sécurité des denrées |
| Absence de plan de maîtrise sanitaire | Manque de procédures pour prévenir les risques |
| Cuisson non contrôlée à cœur | Denrées insuffisamment cuites (kebab) |
Suite de la procédure
La fermeture administrative sera levée uniquement si l'exploitant met en œuvre des mesures correctrices conformes aux prescriptions de la DDPP et de la préfecture. Cela passera par des opérations de nettoyage approfondi, la mise en place d’un plan de maîtrise sanitaire, la traçabilité et l’enregistrement des températures, ainsi que des actions de lutte contre les rongeurs.
Pour les clients et voisins inquiets, la préfecture reste l'interlocuteur compétent pour suivre l'évolution du dossier. Ce contrôle rappelle que la vigilance des autorités et des citoyens est essentielle pour préserver la sécurité alimentaire dans la commune.