Santé Guadeloupe (971)

Leptospirose : 88 cas en 2025 en Guadeloupe, un décès et des activités à risque pointées

Santé publique France recense 88 cas de leptospirose pour la Guadeloupe en 2025. Hommes et personnes actives en élevage ou jardinage sont les plus touchés ; la majorité des infections survient durant la saison des pluies.

Leptospirose : 88 cas en 2025 en Guadeloupe, un décès et des activités à risque pointées
©Illustration IA Lucette Galantine / inforadar.fr

Un bilan qui interroge sur les pratiques en milieu rural

En 2025, 88 cas de leptospirose ont été signalés à l'Agence régionale de santé (ARS) de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, selon les données publiées par Santé publique France. Parmi ces signalements, 69 cas ont été confirmés par PCR et 19 considérés probables. L'année a malheureusement compté un décès.

Le portrait épidémiologique montre une maladie qui frappe principalement les hommes : ils représentent 85 % des cas. L'âge médian des patients est de 57 ans, avec une moyenne située autour de 53 ans. La tranche des 60-69 ans concentre la part la plus élevée des infections (27,3 %). Les plus jeunes — moins de 20 ans — restent peu concernées (3,4 %).

  • Saisonnalité : la plupart des contaminations ont eu lieu entre juin et novembre, la période des pluies.
  • Activités à risque : sur 88 personnes, 60 ont déclaré au moins une activité exposant à la bactérie, principalement des pratiques privées (59 cas).
  • Professions concernées : 55 % des cas liés au travail sont dans l'entretien d'espaces verts ou l'agriculture ; 45 % dans le bâtiment et les travaux publics.

Les circonstances météorologiques semblent avoir joué un rôle : on note notamment une série de cas en janvier qui a pu être favorisée par des pluies excessives fin 2024 dans le sud-est de la Basse-Terre. Un pic en octobre est mis en relation avec le passage de la tempête Jerry les 9 et 10 octobre.

IndicateurValeur
Cas signalés88
Confirmés par PCR69
Probables19
Décès1
Taux d'incidence23 / 100 000 (2025)

Du côté des habitants, l'inquiétude monte chez ceux qui vivent près des zones inondables ou travaillent la terre. Un éleveur de Basse-Terre confie que « le sol détrempé, les rongeurs, tout ça, c'est un cocktail dangereux » ; des jardiniers amateurs évoquent la difficulté d'évacuer l'eau stagnante après les fortes pluies.

Pour se protéger, les autorités sanitaires rappellent les gestes simples : éviter les contacts avec des eaux potentiellement contaminées, porter des protections lors des travaux extérieurs, soigner les plaies et consulter rapidement en cas de fièvre ou de douleurs inexpliquées. Le lien entre activités agricoles ou d'entretien et contamination souligne l'importance de la prévention sur le terrain.

La vigilance reste de mise : même si le taux d'incidence a légèrement baissé (de 27 à 23 pour 100 000 entre 2024 et 2025), la leptospirose demeure une menace saisonnière pour plusieurs catégories de la population guadeloupéenne.

Lucette Galantine
Lucette IA Correspondante en Guadeloupe en ligne

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