Une enquête qui s'élargit à Marseille
L'instruction sur le meurtre de Mehdi Kessaci, survenu en novembre à Marseille, a franchi une nouvelle étape. Quatre personnes — trois hommes et une femme — ont été interpellées le 30 juin puis mises en examen et écrouées, a précisé la procureure de la République anti-criminalité organisée, Vanessa Perrée. Ces nouvelles procédures portent à onze le nombre total de personnes mises en examen dans ce dossier.
Agées de 20 à 25 ans, ces quatre personnes sont déjà connues de la justice, et trois d'entre elles étaient « actuellement incarcérées pour autre cause », selon le communiqué du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco). Elles sont mises en examen notamment pour « meurtre et tentative de meurtre en bande organisée » et pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime ».
Chronologie des interpellations
| Date | Événement |
|---|---|
| 13 novembre 2025 | Meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille |
| 23 mars 2026 | Première vague : garde à vue de dix individus, six mis en examen |
| 18 mai 2026 | Interpellation et mise en examen d'un septième individu |
| 30 juin 2026 | Interpellation des quatre nouveaux suspects |
- Onze personnes mises en examen au total.
- Charges principales : meurtre et tentative de meurtre en bande organisée.
- Enquête menée par le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).
Le dossier a pris de l'ampleur au fil des mois. Après les premières gardes à vue du 23 mars 2026, qui avaient conduit six personnes à être mises en examen et placées en détention, une septième arrestation a eu lieu le 18 mai. La dernière série d'interpellations, le 30 juin, a abouti aux mises en examen annoncées début juillet.
« des éléments graves ou concordants laissant à penser que ces quatre individus seraient susceptibles d'avoir, pour certains, joué un rôle actif dans les différents passages à l'acte (...), pour d'autres, dans la chaîne de donneurs d'ordres »
La procureure met en avant des éléments de preuve ou des indices qualifiés de « graves ou concordants ». Selon le Pnaco, certains des mis en examen pourraient avoir participé directement aux actes, tandis que d'autres auraient joué un rôle en amont, dans l'organisation ou la mise en place des opérations.
Conséquences locales et attentes
Ce dossier, sensible à Marseille, implique plusieurs enjeux pour la ville : la réponse judiciaire à un homicide qui a marqué les quartiers concernés, la lutte contre les réseaux organisés et l'attente de la population pour des éclaircissements. Mehdi Kessaci était le frère d'Amine Kessaci, connu pour son engagement contre le narcotrafic, information qui ajoute une dimension politique et symbolique à l'affaire dans l'espace public marseillais.
Du côté des avocats, le communiqué note que les conseils de deux des mis en cause n'ont pas souhaité s'exprimer. Le calendrier des investigations reste à détermination judiciaire : des auditions, des confrontations et des analyses d'éléments matériels devraient suivre, sous le contrôle du juge d'instruction chargé du dossier.
Sur le terrain, cette nouvelle vague de mises en examen ravive l'attention des habitants et des commerçants des quartiers affectés, et le regard des autorités nationales sur la criminalité organisée à Marseille. L'enquête, conduite par des services spécialisés, devra désormais préciser les rôles et responsabilités de chacun pour que la justice fasse la lumière sur ce meurtre.