Un four qui reprend feu et place au village
Au cœur de Meyrals, petite commune de la vallée, la boulangerie a de nouveau levé son rideau après plusieurs mois de travaux. L’établissement, désormais baptisé La Tourte de Meyrals, signe la renaissance d’un lieu apprécié des habitants, avec un parti pris clair : renouer avec l’âme du village tout en ouvrant la porte à de nouveaux usages conviviaux.
À la manœuvre, l’artisan Stéphane Delage. Ce retour au pétrin ressemble à un fil tendu entre une vocation d’enfance et une histoire locale à préserver. À l’intérieur, une grande vitre laisse voir le fournil en action ; dehors, une terrasse invite à prendre le temps. La maison annonce une soirée festive le 5 juillet, pour sceller, avec les riverains, ce redémarrage attendu.
Un itinéraire de boulanger, du village à l’international
Le parcours de Stéphane Delage dit l’obstination d’un métier appris tôt. Il se forme avec un CAP de boulanger, puis un CAP de pâtissier-chocolatier-glacier. À Paris, il affine ses gestes auprès de professionnels reconnus, dont Christian Vabret et Alain Forest. La route le conduit ensuite à Barcelone, où il dirige trois boulangeries, avant de revenir en Périgord, au fournil du Pontet à Sarlat. À Meyrals, une opportunité transmise par le coiffeur du bourg, puis une rencontre décisive avec le maire, vont cristalliser le projet de reprise.
Cette réouverture s’est faite avec l’appui de nombreux habitants et amis. Un chantier collectif, au sens propre comme au figuré, qui réaffirme l’importance sociale des commerces de bouche dans nos villages.
La tourte, mémoire d’un geste, promesse d’un goût
La maison affiche sa spécialité dans son enseigne : la Tourte de Meyrals. Elle est pétrie selon l’ancienne méthode transmise par Jacques Lavesque, figure de la boulangerie locale. Dans la boutique, l’artisan assume cette filiation et la revendique même comme ligne directrice :
« C’est la recette originelle »
La promesse est celle d’un pain de caractère, fidèle à l’identité du lieu, où la croûte raconte le four et la mie, le temps. Le fournil visible depuis la salle donne à voir la précision du travail et la patience des levées, pour un produit inscrit dans le patrimoine quotidien de Meyrals.
Un commerce de proximité repensé
Au-delà du four, la boulangerie se dote d’un salon de thé et d’une configuration pensée pour l’échange : la transparence sur l’atelier comme la petite terrasse dessinent un espace de halte et de conversation. L’objectif est simple : faire de La Tourte de Meyrals un repère matinal pour le pain, un rendez-vous d’après-midi autour d’une douceur, et un point d’ancrage pour les visiteurs de passage.
- Spécialité : la Tourte de Meyrals, selon la recette historique de Jacques Lavesque.
- Aménagements : large vitre sur le fournil, petite terrasse extérieure, salon de thé.
- Équipe : conduite par l’artisan boulanger Stéphane Delage, avec le soutien de nombreux habitants.
- Événement : soirée festive de réouverture le 5 juillet.
Un geste patrimonial aux retombées locales
La réouverture d’un fournil dans un village n’est pas qu’une affaire de pains chauds. Elle touche à la vie économique de proximité, à la circulation des clients dans le bourg, à l’attractivité pour les familles comme pour les touristes de la vallée. La mise à l’honneur d’une recette emblématique conforte aussi la réputation gastronomique du Périgord, où l’authenticité reste un levier de dynamisme.
En se replaçant dans le sillage de Jacques Lavesque, la maison propose une lecture du territoire par le goût. C’est une manière de faire, autant qu’un produit : savoirs transmis, farines choisies, cuisson ajustée. La vitrine sur l’atelier, elle, joue la carte pédagogique et réenchante le quotidien du pain.
Pratique : ce qu’il faut retenir
| Enseigne | La Tourte de Meyrals |
|---|---|
| Commune | Meyrals |
| Artisan | Stéphane Delage |
| Spécialité | Tourte de Meyrals (recette de Jacques Lavesque) |
| Équipements | Vitre sur le fournil, salon de thé, terrasse |
| Rendez-vous | Soirée festive le 5 juillet |
Le four est rallumé, le geste est sûr, et l’adresse renoue avec son histoire. À Meyrals, le pain quotidien retrouve sa maison.