Un entraînement au camp de Ger vire au drame
Un soldat du 1er Régiment de hussards parachutistes (1er RHP) a perdu la vie mercredi 1er juillet lors d’une session de préparation au brevet parachutiste sur le camp de Ger, en Pyrénées-Atlantiques. Âgé de 23 ans, le hussard, identifié comme Mickaël Gies, a été victime d’un malaise cardiaque au cours de l’exercice, selon le ministère des Armées.
Le drame est survenu sur ce vaste site d’entraînement, régulièrement utilisé par les unités de l’Armée de terre. Les équipes sanitaires militaires présentes ont immédiatement initié la prise en charge avant le relais par les sapeurs-pompiers et la SMUR. Le jeune homme a été évacué vers le centre hospitalier de Pau, où son décès a été confirmé.
« Victime d'un malaise cardiaque, il a été immédiatement pris en charge par l'équipe sanitaire militaire présente sur les lieux puis par les pompiers et la Structure mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) qui sont intervenus et l'ont évacué vers le centre hospitalier de Pau (64) où son décès a été prononcé »
Parcours récent et ouverture d’une enquête
Né le 16 décembre 2002 à Foulpointe (Madagascar), Mickaël Gies s’était engagé au 1er RHP le 5 mai 2026, soit moins de deux mois avant sa mort. Une autopsie est en cours afin d’établir les causes précises du décès et de retracer, avec exactitude, le déroulé des événements sur le terrain. Le ministère a annoncé l’ouverture d’une enquête pour éclaircir les circonstances.
« Une autopsie est en cours afin de déterminer les circonstances du décès »
Hommages de l’institution militaire et du gouvernement
La disparition du jeune hussard a suscité des réactions immédiates au sein de l’institution. Le chef d’état-major de l’Armée de terre, le général d’armée Pierre Schill, a tenu à saluer l’engagement du soldat :
« Je salue la mémoire de ce soldat exemplaire dont l'engagement témoignait de sa volonté de servir la France »
La ministre des Armées et des Anciens combattants, Catherine Vautrin, a également exprimé sa solidarité à l’égard des proches et des frères d’armes du régiment tarbais :
« Avec une grande tristesse, j'ai appris le décès du hussard Mickaël Gies […] La Nation partage leur douleur. »
Repères
| Élément | Information |
|---|---|
| Date | 1er juillet 2026 |
| Lieu | Camp de Ger (64), évacuation vers le CH de Pau |
| Unité | 1er RHP (Tarbes) |
| Âge du militaire | 23 ans |
| Cause évoquée | Malaise cardiaque (à préciser par l’autopsie) |
| Procédure | Enquête et autopsie en cours |
Un choc ressenti jusqu’au Béarn et au Pays basque
À quelques kilomètres de Pau, le camp de Ger est un marqueur discret mais constant de la présence militaire dans le département. La nouvelle a résonné jusque dans les vallées et sur la côte, où nombreux sont celles et ceux qui, de près ou de loin, côtoient l’uniforme. Dans ce pays où l’on conjugue attachement au territoire et sens du service, la disparition d’un jeune engagé, à l’aube d’une carrière, suscite une émotion particulière.
Au-delà de l’hommage national, l’enquête en cours devra préciser si des facteurs médicaux ou environnementaux ont contribué au malaise. D’ici là, les autorités appellent à la retenue et à laisser le temps nécessaire aux investigations, notamment à l’expertise médico-légale, pour établir une chronologie solide et factuelle.
Ce que l’on sait à ce stade
- La victime, 23 ans, s’entraînait pour le brevet parachutiste au camp de Ger.
- Prise en charge rapide par les équipes médicales militaires, les pompiers et la SMUR, puis transfert au CH de Pau.
- Une autopsie et une enquête sont en cours pour déterminer les causes et circonstances exactes.
Dans l’attente des conclusions, les autorités militaires et civiles tiennent à assurer la famille et les frères d’armes de leur soutien, tandis que la communauté locale, du Béarn aux crêtes basques, partage la douleur et le respect dû au défunt.