Un dispositif d'urgence déclenché puis levé
Le Centre hospitalier universitaire de Nantes a annoncé la levée du plan blanc qui avait été réenclenché en début de semaine pour faire face aux conséquences de la canicule. La décision intervient après plusieurs jours de mobilisation soutenue des services hospitaliers et du Samu pour gérer un afflux important d’appels et d’entrées aux urgences.
Au plus fort de la vague de chaleur, le Samu 44 a vu son activité exploser : il a traité jusqu’à 3 200 appels en 24 heures, avec encore environ 2 800 appels enregistrés le 14 juillet. Face à cette sollicitation, le CHU avait déclenché des mesures visant à libérer des lits et à réorganiser les soins afin de répondre aux besoins immédiats.
Des tensions qui évoluent, pas une normalisation totale
Les équipes hospitalières indiquent que si la pression sur les lits de médecine s’est atténuée, l’activité du Samu et des urgences reste soutenue. Les soignants parlent d’un afflux différent de celui observé en juin : moins d’hyperthermies aiguës, mais davantage de patients décompensés, fragilisés par des pathologies chroniques et des comorbidités.
« La pression sur les lits est moins intense, mais l’activité reste soutenue », explique la direction du CHU.
Sur le terrain, cette évolution se traduit par des prises en charge qui demandent souvent plus de temps et de ressources : bilan comorbide, ajustement des traitements, surveillance rapprochée. Les patients âgés ou porteurs de maladies chroniques sont les plus exposés à ces complications liées à la chaleur.
Ce que cela signifie pour les Nantais
Concrètement, la levée du plan blanc signifie un retour progressif à l’organisation hospitalière habituelle, mais pas un retour immédiat à des conditions de service normales. Les messages sanitaires restent inchangés : vigilance pour les personnes vulnérables, hydratation, limitation des efforts physiques pendant les heures chaudes et recours au 15 pour toute urgence médicale.
- 3 200 appels traités par le Samu au plus fort de la canicule (en 24 h)
- Environ 2 800 appels enregistrés le 14 juillet
- Moins de coups de chaleur sévères, plus de décompensations chez des malades chroniques
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Appels Samu au pic (24 h) | 3 200 |
| Appels Samu le 14 juillet | 2 800 |
Les services hospitaliers n’excluent pas de réactiver des mesures exceptionnelles si de nouvelles périodes de forte chaleur venaient à survenir. Pour l’heure, la priorité reste d’assurer la continuité des soins tout en accompagnant les plus fragiles dans les prochains jours.