Un compromis pour calmer les nuits d'été sans renoncer à l'animation
Après la publication d'une pétition sur Change.org, les restaurateurs de la rue Delille ont accepté de réduire le nombre de leurs « apéros géants » : ils passeront de trois à deux rencontres annuelles. L'annonce, faite début août, traduit une volonté de préserver la convivialité commerciale du secteur tout en répondant aux plaintes de riverains perturbés par le bruit.
La décision a été présentée comme un « compromis » par Doris Carabetta, patronne du restaurant L’Hacienda et présidente de l'association des restaurateurs de la rue. Ces apéros, organisés depuis une dizaine d'années pour dynamiser la rue, constituaient jusqu'ici un rendez-vous populaire mais font l'objet de critiques de la part d'au moins une habitante qui a lancé la pétition cet été.
« Nous avons enfin pu échanger avec la personne qui a lancé la pétition et nous avons trouvé un compromis »
Des riverains divisés, des restaurateurs sur la défensive
Le mouvement de contestation n'a pas donné lieu à un dialogue initial : la pétition a été mise en ligne sans contact préalable avec les professionnels visés, selon les restaurateurs. Ceux-ci regrettent l'absence d'échanges directs, affirmant que leurs coordonnées sont facilement accessibles et que le dialogue aurait pu avoir lieu en amont.
Côté riverains, les avis divergent. Certains habitants signataires d'une attestation collective indiquent ne pas subir de nuisances et soutiennent l'animation commerciale. D'autres, notamment l'auteure de la pétition — décrite comme une jeune femme vivant avec sa mère un peu plus loin sur le même axe —, se plaignent d'une dégradation de la tranquillité estivale.
- Motif : nuisances sonores pendant la période estivale.
- Réponse des restaurateurs : réduction du nombre d'événements et ouverture au dialogue.
- Historique : apéros organisés depuis environ 10 ans pour attirer du monde.
Conséquences et enjeux pour le quartier
Ce compromis illustre la difficulté à concilier vie résidentielle et animation touristique ou commerciale dans les quartiers centraux de Nice, où l'activité estivale s'intensifie. Les restaurateurs souhaitent préserver leur modèle d'attraction clientèle, tandis que certains riverains réclament plus de respect de la tranquillité nocturne. La solution retenue — réduire la fréquence des apéros — peut apaiser les tensions à court terme, sans régler les questions d'encadrement sonore ou d'horaires.
| Avant | Après |
|---|---|
| 3 apéros annuels | 2 apéros annuels |
Reste à savoir si ce nouvel équilibre tiendra lors des prochaines saisons et si les parties se saisiront d'instances municipales pour formaliser des règles communes. En attendant, la rue Delille tente d'arbitrer entre convivialité économique et qualité de vie locale.