Des rafales et des pluies violentes qui laissent des traces
Le passage des orages et de la tempête le 18 juin a laissé de nombreuses communes de la Somme marquées par des dommages matériels. Au total, 17 villes et villages ont été affectés, de Marchelepot à Licourt, en passant par Ham et Albert. Si la foudre et les coulées d’eau ont contraint les services à intervenir, aucun blessé n’a été signalé.
Les sapeurs-pompiers ont assuré la gestion des conséquences immédiates de l’épisode : 42 interventions mobilisant 117 soldats du feu tout au long de la soirée et de la nuit. Les secours ont principalement été appelés pour :
- la chute d’arbres ou la mise en danger d’arbres menaçant de tomber ;
- des dégâts aux toitures et risques d’envol des tuiles ;
- des fils électriques au sol sur la voie publique ;
- des inondations localisées de caves et de sous-sols.
Des lieux sinistrés, de l’école à l’exploitation agricole
Plusieurs communes ont essuyé des incidents notables. À Albert, des automobilistes ont dû être secourus après une montée rapide des eaux ; le collège de la ville a connu des infiltrations. À Licourt, une cheminée est tombée sur le toit de l’école communale. Marchelepot a vu une exploitation agricole lourdement touchée : une grande partie des bâtiments a été détruite et des tôles arrachées par les rafales.
La commune de Ham a subi l’un des dommages les plus visibles : une partie de la toiture du collège Victor Hugo a été soufflée. L’établissement a basculé dans un mode d’enseignement à distance le vendredi 19 juin. En prévision des épreuves du brevet prévues fin juin, une expertise a été menée et les services de l’Éducation nationale ont mis en place des mesures d’accueil :
- les élèves de 3e sont accueillis au lycée professionnel Peltier de Ham pour les révisions et les épreuves ;
- les autres niveaux suivent les cours à distance jusqu’à nouvel ordre.
Pas de classement en catastrophe naturelle
Malgré l’ampleur des dégâts matériels recensés dans ces communes, la situation liée aux orages du 18 juin n’a pas été reconnue comme catastrophe naturelle. Cette absence de reconnaissance a des conséquences sur les démarches d’indemnisation pour les sinistrés et sur la mobilisation de dispositifs exceptionnels d’aide.
| Éléments | Chiffres |
|---|---|
| Communes touchées | 17 |
| Interventions des pompiers | 42 |
| Soldats du feu mobilisés | 117 |
Conséquences pratiques et démarches
Les habitants concernés sont invités à contacter leur mairie et leur assureur pour déclarer les dommages. Les propriétaires et exploitants touchés — en particulier dans les communes citées — doivent conserver tous les justificatifs (photos, factures, constats) pour leurs démarches. Les établissements scolaires sinistrés feront l’objet d’expertises techniques avant toute réouverture complète.
Le paysage local garde la marque de ces intempéries : arbres arrachés, toitures endommagées et bâtiments agricoles fragilisés rappellent la vulnérabilité de territoires souvent structurés par des petites communes et des exploitations familiales. Les services techniques municipaux et les pompiers continueront à intervenir pour sécuriser les sites pendant la phase de remise en état.