Conflit social dans la zone logistique de Montbartier
Une cinquantaine de salariés tiennent toujours le piquet d’un entrepôt GXO, prestataire pour l’enseigne Action, situé dans la zone logistique de Montbartier, au nord de Toulouse. Le mouvement, engagé pour dénoncer des objectifs de productivité remaniés en début d’année, bloque partiellement les accès : plusieurs camions patientent, parfois jusqu’à la route.
Sur les quelque 200 employés affectés au site, la CGT avance la mobilisation d’environ 120 salariés. Les contestataires mettent en cause des paliers qui conditionnent une portion importante des rémunérations variables et estiment que la nouvelle barre horaire est irréaliste.
« Ce n’est pas réalisable »,résume un délégué syndical, soulignant que les primes représentent près d’un cinquième du salaire et peuvent atteindre des montants significatifs pour les travailleurs.
Après des discussions engagées entre représentants du personnel et direction, un compromis partiel a été acté : le principal seuil de colis préparés à l’heure est abaissé, passant de 126 à 120. La direction a présenté cette mesure comme une réponse aux inquiétudes exprimées ; les syndicats examinent à présent la portée réelle de cet ajustement.
- Origine du conflit : hausse des paliers de productivité fixant le versement des primes.
- Impact attendu : selon la CGT, près de 40 % des salariés risquaient de perdre une partie de ces primes.
- Situation actuelle : seuil principal réduit à 120 colis/heure, assemblée générale prévue pour statuer sur la poursuite du mouvement.
Outre la question financière, les salariés pointent les conséquences physiques des cadences accrues. Les préparateurs de commandes, dont le travail implique manutention et enchaînements répétés, redoutent une montée des risques de blessures, en particulier pour le dos.
| Élément | Avant | Après |
|---|---|---|
| Seuil principal (colis/heure) | 126 | 120 |
| Part approximative de la prime | ~20 % de la rémunération | |
| Nombre estimé de salariés concernés | ~200 (120 mobilisés selon la CGT) | |
Le dossier reste ouvert : une assemblée générale des salariés est programmée mercredi matin pour décider si la mobilisation doit se maintenir ou lever le camp. L’issue influera sur le flux logistique de la zone et sur la situation des personnels, dont une part importante habite ou circule dans le grand Sud-Ouest, y compris le Gers.
Sur place, la séquence rappelle la sensibilité des emplois de la logistique aux ajustements d’organisation et de rémunération. À court terme, la direction et les syndicats ont trouvé un terrain d’entente partiel ; à moyen terme, la question des conditions de travail et de la pérennité des primes demeure au cœur des discussions.