Un engagement réaffirmé pour la pierre, la mémoire et les savoir-faire
À la Cité Henry Berger, à Dijon, le Département de la Côte-d’Or et la Fondation du Patrimoine ont célébré un quart de siècle d’actions conjointes en signant une nouvelle convention. Cette étape prolonge une coopération initiée en 2001, pensée pour aider les territoires — en particulier les communes rurales — à restaurer leurs édifices et à faire vivre les métiers qui y sont attachés.
Lors de cette séquence, les responsables des deux institutions, François Sauvadet et Guillaume Poitrinal, ont souligné la continuité d’une politique publique locale tournée vers la sauvegarde du bâti ancien, tout en remettant des plaques aux porteurs de projets et en saluant l’action de Gérard Guillet, longtemps délégué départemental de la Fondation.
Un partenariat au service des communes et des habitants
Le dispositif commun vise à accompagner, avec méthode, celles et ceux qui portent des chantiers de restauration. Les objectifs demeurent clairs : consolider l’identité des villages, sécuriser les édifices, partager une culture de l’entretien du bâti et maintenir des filières artisanales enracinées dans la Côte-d’Or.
- Publics concernés : communes, associations, propriétaires privés.
- Patrimoine ciblé : églises, lavoirs, fontaines, maisons anciennes, bâtiments en pierre de lave.
- Effets attendus : transmission des paysages bâtis, attractivité des bourgs, activité pour les entreprises artisanales et maintien des savoir-faire.
« Préserver notre patrimoine, c'est transmettre aux générations futures ce qui fait l'identité et l'âme de la Côte-d'Or. C'est aussi soutenir nos territoires et ceux qui les font vivre »
Dans les allées, les porteurs de projets constatent l’importance d’un accompagnement structuré : conseils techniques, visibilité des opérations, mise en réseau des acteurs d’un même bassin de vie. Autant d’éléments pratiques qui, au-delà de l’aide financière, créent un cercle vertueux pour des chantiers souvent complexes.
Une dynamique locale mise en avant
L’année où la Fondation du Patrimoine marque ses 30 ans, son président a salué la manière dont la Côte-d’Or fédère ses énergies autour du bâti ancien. Le partenariat, consolidé, s’appuie sur des pratiques éprouvées : mobilisation des collectivités, initiatives privées, et valorisation d’un patrimoine multiple qui fait le caractère du département.
« la Côte-d’Or était à l’avant-garde de tout ce que la Fondation fait en France pour aider les porteurs de projet, publics ou privés, à redonner vie à notre patrimoine »
« la formidable convergence qui existe en Côte-d’Or, permettant aux énergies locales de se fédérer pour sauver les patrimoine locaux »
Ce maillage territorial s’exprime autant dans la sauvegarde d’un clocher que dans la remise en eau d’une fontaine de village. Chaque réalisation, modeste ou emblématique, renforce le sentiment d’appartenance et la qualité du cadre de vie. Les visiteurs de passage, eux, découvrent un département qui prend soin de ses pierres, et y puisent une raison supplémentaire de s’arrêter.
Reconnaissance de l’engagement bénévole
L’hommage rendu à Gérard Guillet rappelle le rôle des relais locaux qui, patiemment, repèrent les besoins, animent les collectes et expliquent les enjeux de la restauration. Dans chaque commune, ces passeurs de mémoire tiennent une place déterminante pour faire avancer les dossiers et porter la parole du patrimoine au plus près des habitants.
Ce que change la nouvelle convention
La reconduction clarifie le cap : poursuivre l’appui logistique et technique, promouvoir les savoir-faire, et encourager une approche partagée entre secteur public et propriétaires privés. Elle confirme aussi l’importance de l’inscription des projets dans la durée, de l’étude préalable au chantier, jusqu’à la valorisation une fois l’ouvrage rendu au public.
| Repères | Éléments clés |
|---|---|
| Début du partenariat | 2001 |
| Renouvellement | lundi 29 juin (signature à Dijon) |
| Lieu | Cité Henry Berger, Dijon |
Dans les prochains mois, les collectivités et associations qui portent des projets auront tout intérêt à se rapprocher des référents habituels pour inscrire leurs opérations dans ce cadre renouvelé. La poursuite de cette coopération, ancrée dans le temps long, constitue une garantie de cohérence et de visibilité pour les chantiers qui tissent la mémoire des lieux.