Un artiste hybride s'éteint à Pau
Le monde artistique paloise est en deuil : Tristan, interprète du tube sorti en 1988 « Bonne, bonne humeur ce matin », est mort à Pau, a confirmé son entourage. L'artiste, de son vrai nom Pascal Dequatremare, s'est éteint au lendemain de son 68e anniversaire des suites d'un cancer fulgurant, a indiqué son amie proche, Anne Israël.
Connu autant pour sa musique que pour ses peintures, Tristan avait construit une trajectoire singulière : jeunesse punk, succès télévisuel éphémère et retour à la peinture. Sa disparition relance l'attention sur un parcours qui a croisé la scène locale béarnaise et des noms reconnus au-delà des Pyrénées-Atlantiques.
Le tube, le clip et les connivences artistiques
Le titre de 1988 a marqué les esprits. Le clip, réalisé par Mathieu Kassovitz, contient des images qui mêlent musique et œuvre picturale : plusieurs toiles de Pascal Dequatremare y figurent, témoignant de son double engagement artistique. On y voit aussi, en figurant, Vincent Cassel, signe des liaisons étonnantes entre la scène locale et des acteurs qui allaient connaître une renommée nationale.
« Tristan est décédé hier, au lendemain de son 68e anniversaire, d’un cancer fulgurant »,
ces mots d'Anne Israël, rapportés par l'AFP, résument la stupeur d'un entourage qui signale une fin rapide après une maladie violente.
De la scène punk aux studios de télévision
Avant d'entamer une carrière solo, Tristan avait été membre du groupe punk les Guilty Razors. Au début des années 1980, il cofondait également le collectif Les Musulmans fumants, actif jusqu'à la fin de la décennie. Son parcours l'a conduit, au début des années 1990, à une parenthèse comme animateur pour la matinale de M6, avant qu'il ne choisisse de se consacrer essentiellement à la peinture.
- Chanteur : tube en 1988
- Peintre : toiles visibles dans le clip et œuvre poursuivie toute sa vie
- Parcours : collectif artistique, groupe punk, animation télé
| Nom artistique | Tristan |
|---|---|
| Nom civil | Pascal Dequatremare |
| Année notable | 1988 (sortie du tube) |
À Pau, où il est décédé, la nouvelle suscite des réactions de la communauté artistique locale et des collectionneurs qui connaissaient son travail pictural. Son galeriste et agent artistique, Stéphane Mortier, a confirmé l'information à l'AFP, soulignant la proximité professionnelle qui liait l'artiste à la scène locale.
Une œuvre entre musiques et toiles
Tristan laisse une production hybride : une chanson devenue tube, des participations à la vie culturelle nationale et une suite de toiles qui ont accompagné sa carrière depuis l'adolescence. À Pau, la disparition ramène au premier plan la mémoire d'un artiste pluriel, dont la trajectoire a mêlé les identités béarnaise et plus largement française des années 1980 et 1990.
Les détails relatifs aux obsèques n'ont pas été rendus publics au moment de la diffusion de cette information. La ville et les amateurs d'art locaux suivront de près les annonces de la famille et du galeriste pour rendre hommage à cet artiste qui a marqué son époque.