Un parc menacé, des habitants mobilisés
À Périgueux, la quiétude d’un petit bois jouxtant le « Petit Leclerc » de Clos-Chassaing s’est transformée en point de tension entre habitants, municipalité et propriétaires. Le Collectif pour la préservation de l’EBC La Boétie a annoncé avoir déposé un recours gracieux contre la décision municipale autorisant des travaux sur des parcelles d’un ensemble boisé classé. Les membres du collectif n’excluent pas, à terme, de porter l’affaire devant le tribunal administratif.
Les faits et la mobilisation
Les parcelles concernées couvrent 1 690 m2 et ont été acquises en 2024 par Disper Leclerc et la famille Faure, indique le dossier. Le 15 juin, la Ville a donné son feu vert à une procédure — qualifiée dans la décision municipale de « non-opposition à la déclaration préalable » — permettant l’abattage d’un charme et d’un cèdre, ainsi que l’élagage et la taille d’autres sujets.
Inquiets, des riverains ont lancé une pétition et créé le collectif. Une délégation, accompagnée par Nelly Dausse de l’association Sepanso, a été reçue en mairie le vendredi 3 juillet. Le maire a demandé de « l’apaisement » autour du dossier, alors que la colère des habitants reste vive.
« On ne lâche rien »
Les demandes du collectif
Le recours gracieux déposé par des voisins immédiats conteste la décision municipale et réclame des précisions supplémentaires : identification des arbres concernés et prescriptions permettant de garantir la protection effective de l’Espace boisé classé (EBC). Dans leur argumentaire, ces habitants estiment que le dossier communal manque de précision au regard des règles propres aux EBC.
- Parcelles concernées : 1 690 m2
- Propriétaires : Disper Leclerc et la famille Faure (acquisition en 2024)
- Décision municipale : accord le 15 juin sur la déclaration préalable
Quels enjeux pour Périgueux ?
Au-delà du sort de quelques arbres, ce contentieux interroge la sauvegarde des espace boisés classés en milieu urbain et la transparence des procédures d'urbanisme. Pour les riverains, il s'agit de préserver un « continuum » paysager et la qualité de vie dans un quartier déjà densifié par des commerces et parcelles privées. Pour la municipalité, la gestion doit concilier droits des propriétaires et obligations liées à la réglementation des EBC.
| Élément | Informations connues |
|---|---|
| Surface | 1 690 m2 |
| Acquéreurs | Disper Leclerc et la famille Faure (2024) |
| Décision municipale | Non-opposition à la déclaration préalable (15 juin) |
La suite dépendra des suites du recours gracieux et d’un éventuel dépôt d’un recours contentieux devant le tribunal administratif. En attendant, le dossier reste une illustration locale des tensions entre développement foncier et protection des arbres, une question que suivront de près les habitants du quartier et les associations environnementales.