Un déficit global d'infrastructures sanitaires dans les lieux de soins
Près de 40 % des établissements de santé à travers le monde ne disposent pas d'installations sanitaires jugées adéquates, révèle un constat qui interpelle les autorités sanitaires et les responsables hospitaliers. Ce déficit porte sur l'accès à des toilettes, à des points de lavage des mains et à des systèmes d'évacuation et d'hygiène essentiels au fonctionnement sécurisé d'un service de santé.
Conséquences pour la prévention des infections
Des sanitaires insuffisants augmentent le risque de transmission d'infections au sein des hôpitaux et des cliniques, affectant patients, accompagnants et professionnels de santé. L'absence ou la mauvaise qualité des aménagements sanitaires complique la mise en oeuvre des mesures de prévention élémentaires, comme l'hygiène des mains, et peut compromettre la gestion des épisodes épidémiques.
Un enjeu majeur pour les pays à ressources limitées
Si le rapport ne détaille pas ici la répartition géographique, ce type de déficit est en général plus marqué dans les territoires à ressources limitées, où les investissements dans l'infrastructure sanitaire sont insuffisants et où la maintenance des équipements est complexe. Améliorer ces installations est une condition préalable pour garantir la sécurité des soins et réduire la morbidité évitable liée aux infections nosocomiales.
Que demander aux décideurs ?
- Prioriser le financement des infrastructures sanitaires dans les plans nationaux de santé.
- Inclure des indicateurs d'accès aux sanitaires dans les évaluations de qualité hospitalière.
- Renforcer la formation des équipes sur l'hygiène et la maintenance des équipements.
Données synthétiques
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Établissements de santé sans sanitaires adéquats | ≈ 40 % |
Améliorer l'accès à des installations sanitaires de base dans les lieux de soins est un levier peu coûteux en regard des bénéfices attendus : réduction des infections, meilleure dignité pour les patients et conditions de travail sécurisées pour le personnel. Les autorités nationales et les organisations internationales sont invitées à faire de cet objectif une priorité opérationnelle et budgétaire.