Un chantier de dix ans arrive à son tournant
Lancé en 2016, le vaste chantier de réfection de la flèche d’Alavoine, qui coiffe la cathédrale de Rouen, entre désormais dans sa « phase finale ». Cette étape s’attaque à la partie sommitale d’un édifice culminant à 151 mètres, conçu en fonte par l’architecte Jean‑Antoine Alavoine. L’objectif est double : sécuriser un sommet fragilisé par des décrochements et des chutes d’éléments, et retrouver la couleur d’origine de 1914, un vert bleuté plus soutenu que celui des clochetons.
« Dans les semaines qui viennent, les Rouennais pourront observer l’échafaudage grimper jusqu’au sommet de la flèche »
Le préfet de la Seine-Maritime, Jean‑Benoît Albertini, salue un « chantier emblématique » visible au quotidien depuis le centre-ville. Pour les riverains comme pour les visiteurs, l’étape qui s’ouvre sera particulièrement perceptible sur la silhouette de la cathédrale.
Lanternon et flècheton au programme
Après cinq séquences successives, la phase six concerne la partie sommitale, incluant le lanternon et le flècheton. L’architecte en chef des Monuments historiques, Richard Duplat, précise que l’intervention portera « jusqu’à 151 mètres » sur ces éléments d’altitude, cœur du dispositif structurel et formel de la flèche.
Les équipes s’appuieront sur des moyens d’accès adaptés.
« Il sera moins massif que lors des phases précédentes : au lieu d’utiliser un camion avec grue télescopique, nous allons nous appuyer sur l’échafaudage de la phase 5 »Une approche qui doit limiter l’emprise au sol et les nuisances habituelles d’un montage de grande hauteur, tout en garantissant la sécurité des interventions.
Un impact visuel immédiat, un patrimoine consolidé
La montée progressive de l’ossature jusqu’au faîte modifiera temporairement la ligne d’horizon. Pour les habitants, l’évolution se lira à l’œil nu, semaine après semaine, au-dessus des toits du centre historique. La consolidation vise à mettre fin aux risques liés aux chutes d’éléments en fonte constatées par le passé, enjeu de sécurité autant que de conservation.
Au terme de l’opération, la flèche retrouvera une teinte vert bleuté plus foncée, telle qu’en 1914. Cette restitution chromatique, attendue, marquera le visage de l’édifice et, au-delà, l’image de Rouen, où la cathédrale demeure un repère urbain et touristique majeur.
Accès et maintenance pensés sur le long terme
Le chantier anticipe déjà l’entretien futur. Des anneaux et crochets seront posés afin de permettre des interventions par l’intérieur, limitant à l’avenir la nécessité de lourds échafaudages. Un choix technique qui doit réduire les coûts et les contraintes lors des opérations suivantes, tout en protégeant la structure.
- Échafaudage visible « dans les semaines qui viennent » jusqu’au sommet.
- Réfection ciblée sur le lanternon et le flècheton.
- Restitution d’une couleur d’origine, vert bleuté de 1914.
Ce que l’on sait, ce que l’on verra
Si la durée exacte de cette séquence n’est pas précisée, plusieurs constantes sont déjà acquises : l’intervention s’effectuera sans grue télescopique, l’échafaudage existant sera réutilisé, et la priorité demeure la sécurisation du sommet. Les Rouennais pourront donc suivre à vue l’avancée vers les 151 mètres, étape par étape, jusqu’à la remise en l’état et en couleur de ce symbole.
| Donnée | Élément |
|---|---|
| Lancement du chantier | 2016 |
| Hauteur de la flèche | 151 m |
| Étape actuelle | Phase six |
| Zone traitée | Partie sommitale (lanternon, flècheton) |
| Dispositif d’accès | Échafaudage réutilisé (phase 5), moins massif |
| Teinte visée | Vert bleuté d’origine 1914 |
À l’issue, la flèche d’Alavoine conjuguera restauration esthétique et sécurisation structurelle, renforçant la résilience d’un ouvrage central dans le paysage rouennais.