Un parc de collecte « bas carbone » déployé pour la Métropole
La transition des véhicules de collecte se matérialise à Saint-Étienne-du-Rouvray : Sepur a présenté une nouvelle flotte destinée à la Métropole Rouen Normandie. Le contrat porte sur 24 véhicules dédiés aux tournées locales, dont 20 électriques, au sein d’un parc global de 40 poids lourds couvrant l’ensemble des collectes métropolitaines.
Infrastructures et autonomie : préparer le terrain
Pour alimenter ces véhicules, le site a été équipé de 18 bornes de recharge rapide. La société indique une autonomie annoncée de 150 km par véhicule, donnée qui conditionne l’organisation des tournées et la planification des recharges en fin de journée ou entre passages.
- 24 véhicules mobilisés dans le contrat local
- 20 véhicules électriques
- 18 bornes de recharge rapide sur site
- Autonomie annoncée : 150 km par véhicule
Ce déploiement s’inscrit dans une stratégie engagée de longue durée. Sepur rappelle un objectif global de sortie des énergies fossiles à horizon 2031, et évoque un virage entrepris depuis 2014 pour réduire l’empreinte carbone de ses activités.
« 80 % de notre flotte roule déjà grâce à des énergies propres », précise l’entreprise, qui combine électricité, GNV et biocarburants.
Impacts locaux : services, bruit et emplois
Au-delà de l’enjeu environnemental, Sepur met en avant des bénéfices tangibles pour les agents et les habitants : baisse du bruit, meilleur confort de conduite pour les chauffeurs et potentiel d’amélioration de la rotation des ramassages. Le contrat local a également conduit à l’embauche de 62 collaborateurs, souligne l’entreprise.
| Donnée | Valeur |
|---|---|
| Véhicules mobilisés | 24 |
| Véhicules électriques | 20 |
| Parc total métropole | 40 poids lourds |
| Bornes rapides | 18 |
| Autonomie annoncée | 150 km |
| Emplois créés | 62 |
Un bilan chiffré déjà avancé
Au niveau du groupe, Sepur met en avant des gains nationaux résultant de sa transition énergétique : l’entreprise affirme avoir évité 2,1 millions de litres de gazole grâce à ses choix de carburants et à l’électrification partielle de sa flotte. Ces chiffres donnent un cadre aux ambitions affichées pour la métropole rouennaise.
Pour les habitants, la bascule vers des véhicules électriques peut signifier moins de nuisances sonores dans les quartiers le matin, mais elle pose aussi des questions opérationnelles : comment les tournées seront-elles redessinées pour tenir compte de l’autonomie des camions, et comment seront gérées les périodes de pointe qui exigent davantage d’allers-retours ?
Enfin, ce dossier illustre un double enjeu local : réduire l’impact environnemental du service public de gestion des déchets tout en maintenant — voire en améliorant — la qualité et la sécurité du ramassage. Les embauches annoncées répondent à un besoin de main-d’œuvre pour opérer ces nouveaux véhicules et pour assurer la maintenance des bornes et des outils connectés déployés pour renforcer la traçabilité et la sécurité.
Sur le terrain, la mise en service effective de la flotte et l’observation des premiers mois d’exploitation permettront d’apprécier les gains pour les Rouennais, tant en termes de service que d’environnement.