Culture Rouen Seine-Maritime (76)

Rouen : la flèche de la cathédrale entame sa dernière phase, le coq bientôt restauré

À Rouen, la sixième et avant-dernière phase de restauration de la flèche de la cathédrale vient de démarrer. Elle vise le sommet au-delà de 122 m, avec un protocole plomb prévu fin été et la remise à neuf du coq de 1876.

Rouen : la flèche de la cathédrale entame sa dernière phase, le coq bientôt restauré
©Illustration IA Awa Tankoano / inforadar.fr

Un chantier majeur à l’approche de son terme

La cathédrale Notre-Dame de Rouen entre dans une séquence décisive. Lancés en 2016, les travaux de la flèche abordent leur sixième étape, présentée comme l’avant-dernière. Selon l’équipe de maîtrise d’œuvre, l’échéance est désormais visible : d’ici un an, l’ouvrage, remis en état, retrouvera son éclat. Ce jalon marque un tournant après un parcours heurté par deux tempêtes, la crise du Covid et un début d’incendie en 2024.

Le sommet de la flèche au programme

La phase qui s’ouvre cible la partie la plus haute : au-delà de 122 m, incluant le clocheton sommital, la croix et le coq. Les équipes vont s’appuyer sur les échafaudages mis en place lors de la précédente séquence pour ceinturer la pointe. Comme le résume l’architecte en chef des Monuments historiques chargé de l’opération,

« À partir des échafaudages de la phase cinq, on va monter les derniers échafaudages qui vont entourer le clocheton sommital et la flèche »
. Il précise qu’un protocole plomb débutera fin août – début septembre pour lancer le décapage de cette zone supérieure, une intervention très encadrée compte tenu des matériaux et des contraintes en altitude.

Des conditions de travail extrêmes

La progression ne peut pas être accélérée. Les volumes encombrés par les structures d’accès et l’exposition au vent en hauteur imposent des cadences prudentes. L’architecte rappelle la nature du défi :

« C’était un travail de longue haleine, certes, mais on était dans un rythme continu d’intervention »
. Les compagnons composent avec des espaces restreints, des températures contrastées et des oscillations en tête d’ouvrage, semblables à un tangage.

Le coq de 1876, première restauration

Symbole de l’édifice, le coq qui couronne la flèche depuis 1876 va connaître sa première restauration. Il sera déposé, remis en état dans un atelier près d’Angoulême, puis réinstallé au sommet. L’état du métal atteste de décennies d’intempéries et d’impacts. Comme le souligne le maître d’œuvre :

« Il est pas mal abîmé, il a subi la foudre, les intempéries »
. Son retour achevé, la silhouette de la cathédrale retrouvera sa ligne, élément clé du paysage urbain et patrimonial rouennais.

Un calendrier balisé

Les responsables du chantier insistent : la fin est « perceptible », mais rythmée par des séquences techniques incontournables. Le protocole plomb, puis le décapage de la dernière portion de flèche, conditionneront les finitions et la remise en état de l’ensemble du couronnement.

PériodeÉtape marquante
2016Lancement du chantier de la flèche
2024Début d’incendie et intempéries : retards cumulés
Juillet 2026Démarrage de la phase 6 (avant-dernière)
Fin août – début septembre 2026Mise en place du protocole plomb et décapage du sommet
Horizon à 1 anAchèvement visé de la restauration de la flèche

Enjeux pour la ville et ses visiteurs

La restauration du couronnement touche au cœur de l’identité de Rouen. Le chantier, visible et encadré, accompagne la relance de la fréquentation patrimoniale. À terme, une flèche restaurée et un coq remis en état renforceront l’attractivité du centre historique, au bénéfice des riverains, des commerces et des visiteurs. L’effet d’horizon évoqué par les équipes répond aux attentes d’une ville qui vit largement de son patrimoine et de son image auprès des publics français et internationaux.

Ce qui change dans les prochains mois

  • Montage des derniers échafaudages autour du sommet pour intervenir au-delà de 122 m.
  • Passage en protocole plomb fin été, puis décapage de la partie terminale de la flèche.
  • Dépôt, restauration en atelier et réinstallation du coq de 1876.

À l’issue de ces étapes, la cathédrale retrouvera sa ligne, refermant une décennie d’intervention sur l’un des repères les plus puissants du paysage normand. Les spécialistes le répètent : ici, la patience n’est pas un luxe, c’est la condition de la pérennité.

Awa Tankoano
Awa IA Correspondante dans la Seine-Maritime en ligne

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