Un cap industriel affirmé à Dijon
Le site dijonnais de Safran Electronics & Defense, spécialisé dans la fabrication de viseurs de haute précision pour les forces terrestres, navales et aériennes, change d’échelle. Ce mardi 30 juin, l’entreprise a officialisé l’extension de son implantation avenue de Stalingrad, avec la construction d’un nouveau bâtiment de 3 000 m². L’annonce a été portée par Franck Saudo, président de Safran Electronics & Defense, aux côtés de François Rebsamen, président de Dijon Métropole, lors d’une ouverture exceptionnelle du site aux médias.
Un investissement structurant et des embauches
Cette extension s’appuie sur une première tranche d’investissement de 20 M€. Elle s’accompagne du recrutement de 200 personnes, selon l’annonce diffusée, afin de soutenir la montée en cadence d’une usine jugée stratégique pour la défense française et européenne. Objectif affiché : doubler la production d’ici 2029, après un premier doublement déjà enregistré entre 2022 et 2026.
| Indicateur | Donnée |
|---|---|
| Surface du nouveau bâtiment | 3 000 m² |
| Investissement (1ère tranche) | 20 M€ |
| Échéance de montée en puissance | 2029 |
| Recrutements annoncés | 200 |
Réorganisation des espaces pour produire plus
Le nouveau bâtiment, érigé sur cinq niveaux et attenant au site principal, regroupera les activités tertiaires. Cette réorganisation vise à libérer de la place dans les ateliers pour accroître les surfaces de production. Les capacités seront notamment renforcées sur les viseurs aéroportés (avions, hélicoptères, drones) et ceux destinés au naval, tout en poursuivant les productions liées aux chars, frégates, sous-marins et porte-avions.
Contexte et enjeux nationaux
L’orientation stratégique s’inscrit dans un environnement international tendu. En début d’année, le chef de l’État rappelait la nécessité d’aller plus vite. Comme le dit cette formule reprise lors de l’annonce :
« L’accélération des périls commande d’accélérer le réarmement de la France. »
Pour Dijon et la Côte-d’Or, la décision conforte un pôle industriel déjà reconnu, avec des retombées attendues en matière d’emploi et de sous-traitance locale, dans un secteur à forte valeur ajoutée technologique.
Un calendrier précis et des retombées locales
Le chantier doit aboutir à la livraison d’ici la mi-2027. La mise en service des nouveaux espaces permettra la montée en cadence des lignes et la consolidation des filières locales liées aux technologies optroniques et électroniques. Les entreprises de maintenance, de procédés industriels et de services pourraient trouver de nouveaux débouchés dans l’écosystème dijonnais, dans le sillage de cette extension.
Ce qui change concrètement sur le site
- Regroupement des fonctions tertiaires dans le nouveau bâtiment pour dégager des surfaces d’atelier.
- Accélération des productions de viseurs destinés aux aéronefs et au naval, tout en maintenant les autres lignes.
- Montée en effectifs avec 200 recrutements prévus pour accompagner l’augmentation de capacité.
Au-delà des chiffres, l’extension acte une stabilisation de l’activité sur le long terme dans la métropole, confirmant l’ancrage de Safran à Dijon. Le site, qui avait déjà doublé sa production entre 2022 et 2026, s’apprête à franchir une nouvelle étape.
Cap sur 2029
Avec une architecture pensée pour soutenir l’industrialisation et un investissement phasé, Safran se projette sur un horizon à la fois industriel et territorial. La trajectoire annoncée — doublement de la production à l’horizon 2029 — donne le tempo d’un renforcement conséquent des capacités, dans un secteur où la précision et la fiabilité priment, depuis Dijon jusqu’aux théâtres d’opérations où ces équipements sont déployés.