Un centre ouvert en 1999 menacé de fermeture
Un centre d'appel de Carrefour Services Clients implanté à Saint-Étienne depuis 1999 verra ses activités arrêtées le 22 décembre, selon des sources syndicales et la direction du groupe. Cette décision se traduira par la suppression d'environ une centaine d'emplois sur le site situé dans les locaux réhabilités de l'ancienne usine Manufrance.
La direction invoque une baisse du volume des réclamations
Carrefour justifie cette fermeture par une « baisse structurelle et durable du nombre de réclamations », liée selon le groupe à une autonomie accrue des clients et à la recherche de réponses plus immédiates. La direction indique par ailleurs proposer des offres de reclassement au sein du groupe, notamment au siège ou en magasin, et annonce la création totale de 13 postes supplémentaires hors du site stéphanois (11 à Évry, 2 à Lyon).
« la poursuite pour des raisons purement économiques de l'externalisation à l'étranger de l'activité relation clients, alors qu'elle l'est déjà à plus de 90% dans des pays tels que Madagascar, le Sénégal ou le Bénin »
Ce constat, formulé par un porte-parole de Force Ouvrière Carrefour cité par l'AFP, souligne l'inquiétude syndicale : la suppression des emplois locaux s'inscrit, selon eux, dans une tendance d'externalisation des activités de relation clients vers l'étranger.
Contexte local et retombées
Pour Saint-Étienne, ville marquée par une histoire industrielle forte et par des plans sociaux récents dans le secteur de la distribution, la disparition d'une centaine de postes représente une nouvelle tension sur le marché du travail local. Les représentants du personnel ont rappelé le souvenir des récents mouvements d'ampleur au sein du groupe Casino, qui a déjà engagé 2 200 licenciements selon les syndicats, un chiffre cité dans les déclarations entourant cette annonce.
Ce que propose la direction — et ce qui inquiète
- Fermeture programmée : 22 décembre
- Postes concernés : environ une centaine
- Offres de reclassement : propositions internes (siège, magasins)
- Création annoncée de postes hors site : 11 à Évry, 2 à Lyon
Les syndicats contestent le fond : même si des postes sont proposés ailleurs, ils soulignent la difficulté pour des salariés d'accepter un déménagement imposé, et alertent sur la perte de compétences locales et le risque d'aggravation du chômage dans le bassin stéphanois.
Ce qui va suivre
La date de fermeture étant fixée en décembre, les prochains jours devraient être consacrés aux réunions d'information, aux négociations autour des mesures d'accompagnement et aux propositions de reclassement. Les représentants du personnel et les organisations syndicales sont susceptibles d'organiser des actions pour tenter d'éviter ou d'amortir les suppressions d'emplois.
| Élément | Chiffre / Détail |
|---|---|
| Année d'ouverture du centre | 1999 |
| Date de fermeture programmée | 22 décembre |
| Postes concernés | Environ 100 |
| Postes créés hors site | 11 (Évry), 2 (Lyon) |
La fermeture du centre stéphanois s'inscrit dans un mouvement plus large du secteur qui combine externalisations, évolutions des parcours clients et restructurations. À Saint-Étienne, l'enjeu immédiat sera d'accompagner les salariés touchés et de limiter l'impact social sur un territoire déjà éprouvé.