Un devoir de mémoire célébré en deux temps dans la commune
Dimanche 26 juillet, la municipalité de Saint-Étienne-de-Puycorbier et les associations de mémoire ont marqué le souvenir des combats de la Double en 1944. La cérémonie s’est déroulée successivement au monument aux morts de la commune, puis à la stèle du camp de Virolle, site où, lors des affrontements, 39 maquisards ont été exécutés.
Le maire, Dominique Degeix, a retracé la tragédie et insisté sur la nécessité de transmettre la mémoire pour combattre la haine, l’antisémitisme et l’ignorance. La commémoration a également rendu hommage à « Théo » Laborie, dernier résistant du 4e Bataillon FTP, décédé en mars dernier.
« Il faisait beau, le temps était doux, la nuit fraîche, mais les maquisards du camp de Virolle n’avaient pas le temps d’en profiter »,
ces mots de Jacques Ranoux, vice-président départemental, ont rappelé la brutalité des attaques. Appuyés par la Brigade nord-africaine, les forces allemandes ont fait subir un massacre à ces combattants — beaucoup n’avaient pas vingt ans et venaient de tout horizon. Le fils d’un des résistants, Roger Ranoux, a souligné que nombre d’entre eux avaient choisi la Dordogne comme terrain d’engagement et sont tombés porteurs d’un idéal républicain.
Les temps forts de la journée ont été marqués par des prises de parole des responsables locaux et des associations, des dépôts de gerbes et un moment de recueillement devant la stèle du camp. La cérémonie a réuni élus, habitants et familles, témoignant d’un attachement local à la mémoire des résistants et à la transmission de leur histoire aux jeunes générations.
- Date : 26 juillet (commémoration)
- Nombre de victimes : 39 maquisards assassinés en 1944
- Unités concernées : 4e Bataillon FTP; forces allemandes soutenues par la Brigade nord-africaine
| Événement | Donnée |
|---|---|
| Commémoration | 26 juillet |
| Victimes | 39 maquisards |
| Hommage particulier | « Théo » Laborie, disparu en mars |
Dans une région aux racines ouvrières et militantes, ces cérémonies rappellent l’importance de conserver le récit des luttes et des sacrifices. À défaut d’effacer la violence passée, elles permettent d’inscrire la mémoire collective dans l’espace public et de rappeler les valeurs républicaines pour lesquelles ces jeunes ont donné leur vie.