Un après-midi de football et d'espérance aux Canourgues
Mardi 4 août, le terrain des Canourgues a vibré autour d'un nom que beaucoup de jeunes Salonnais connaissent désormais : Yassine Gessime. Absent ce jour-là pour cause de match, le joueur international marocain a néanmoins envoyé un message fort par l'intermédiaire de sa mère et de son oncle. Une rencontre organisée pour offrir un moment sportif et convivial à 104 enfants et adolescents des quartiers populaires de la ville.
Au programme : ateliers de vitesse, précision, jonglage et petits matchs. Les participants sont repartis non seulement avec des souvenirs, mais aussi des équipements : crampons, ballons et surtout des maillots de l'équipe nationale du Maroc, dont Gessime est champion du monde U20.
"Au-delà des cadeaux, j'ai voulu créer un moment de rencontre, de respect et d'espoir pour les 12 bénévoles et les 104 enfants et adolescents des quartiers populaires de la ville",
explique Hassan Benali, l'oncle qui a piloté l'opération. Son initiative cherche à transformer la réussite sportive en moteur d'émulation pour la jeunesse locale.
Un parcours qui parle aux jeunes
Né à Salon-de-Provence en 2005, Yassine Gessime a connu une trajectoire qui résonne dans ces quartiers : des premiers pas en région avant d'exploser sur la scène internationale. Déjà champion du monde U20 avec le Maroc, il a intégré l'équipe A et compte à ce jour 7 sélections. Plus récemment, il a participé à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis et a inscrit un but face à Haïti.
Sa mère, Malika Benali, rappelle l'attachement de la famille à Salon :
"Yassine revient régulièrement à Salon. C'est un peu sa ville de cœur"et souligne les années passées dans la région, notamment trois saisons à Istres qui ont marqué son parcours.
- Participants : 104 enfants et adolescents
- Bénévoles : 12
- Palmarès : champion du monde U20, 7 sélections en équipe A
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Nombre de jeunes présents | 104 |
| Nombre de bénévoles | 12 |
| Âge de Gessime | 20 ans (né en 2005) |
Des projets pour durer
L'ambition de l'organisation ne s'arrête pas à cet après-midi. Hassan Benali confie son souhait de faire revenir Yassine à Salon en décembre, pour prolonger ce lien entre le joueur et sa ville natale. La démarche illustre une volonté simple : utiliser le sport comme levier d'intégration et d'espoir, en s'appuyant sur l'exemple d'un fils du pays devenu professionnel.
Sur la pelouse des Canourgues, entre rires et efforts, l'image reste forte : des jeunes qui imitent leurs idoles, repartent équipés et repartent surtout avec une idée plus nette de ce que le travail et la persévérance peuvent offrir. Pour Salon-de-Provence, c'est une petite victoire citoyenne, sur et hors du terrain.