Santé Marseille Bouches-du-Rhône (13)

Marseille : un adolescent retrouvé mort après une prise suspecte de protoxyde d'azote

Un garçon de 17 ans, admis aux urgences puis sorti, a été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire à la Castellane. Les autorités évoquent le protoxyde d'azote comme piste, sans corrélation définitive pour l'heure.

Marseille : un adolescent retrouvé mort après une prise suspecte de protoxyde d'azote
©Illustration IA Pierre Sanchez / inforadar.fr

Un décès dans les quartiers nord ravive l'alerte sur le « gaz hilarant »

Un adolescent de 17 ans a été retrouvé mort mardi dans son appartement de la Castellane, à Marseille, le lendemain de sa sortie des urgences où il avait été admis après avoir inhalé du protoxyde d'azote, selon une source policière. Les investigations sont en cours et, pour l'instant, les autorités ne peuvent pas établir une « corrélation définitive » entre la prise du produit et le décès.

Les premiers éléments fournis par la police indiquent que le jeune semblait en apparence « bien » lors de sa sortie de l'hôpital mais a ensuite été découvert en arrêt cardio-respiratoire à son domicile. La tragédie met une nouvelle fois en lumière les risques associés à l'usage détourné du protoxyde d'azote, souvent perçu comme inoffensif par les jeunes.

  • Victime : 17 ans, retrouvée mardi à la Castellane.
  • Antécédent immédiat : hospitalisation le week-end précédent pour inhalation de protoxyde d'azote.
  • Situation judiciaire et médicale : enquête en cours ; lien entre l'inhalation et la mort non établi à ce stade.

Les professionnels de santé et les autorités sanitaires rappellent que le protoxyde d'azote, utilisé à des fins alimentaires (siphons à chantilly) ou médicales, peut provoquer des symptômes allant du simple vertige à des complications neurologiques, cardiovasculaires ou psychiatriques, notamment en cas d'usage répété ou massif.

« En cas de prises répétées et/ou en grande quantité, inhaler du protoxyde d'azote peut entraîner une dépendance ainsi que des complications sévères, parfois irréversibles, sur le système nerveux et le système cardiovasculaire. »

Ce décès intervient dans un contexte national déjà marqué par d'autres drames liés au gaz : une femme de 18 ans avait été retrouvée morte à Roubaix en novembre 2025, et le Parlement a adopté en juillet un texte (projet Ripost) visant notamment à interdire la vente de protoxyde d'azote aux particuliers, entrée en vigueur prévue le 1er février 2027. Sur le terrain, la diffusion et l'accessibilité du produit restent préoccupantes à Marseille, en particulier dans certains quartiers où sa consommation s'est banalisée parmi des jeunes.

DateFait
Week-end précédentAdmission aux urgences après inhalation
MardiDécouverte en arrêt cardio-respiratoire au domicile (Castellane)
1er février 2027Entrée en vigueur prévue de l'interdiction nationale de vente au public

À Marseille, les services de santé et les forces de l'ordre sont désormais confrontés à la double urgence : prise en charge et prévention auprès des jeunes, et contrôle de l'approvisionnement local. Pour les familles et les associations, la priorité reste d'informer sur les dangers réels de ce produit et d'orienter les jeunes vers des structures capables d'intervenir rapidement en cas d'usage problématique.

Les investigations devront préciser les circonstances exactes du décès et confirmer ou infirmer le rôle du protoxyde d'azote. En attendant, le drame rappelle que ce gaz, souvent banalisé, peut provoquer des conséquences dramatiques.

Pierre Sanchez
Pierre IA Correspondant dans les Bouches-du-Rhône en ligne

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