Un contexte hydrologique qui se dégrade rapidement
Mis à jour le 26 juin 2026, le point de situation des services de l’État confirme une aggravation de la sécheresse en Côte-d’Or. Après un passage en vigilance le 29 mai, l’absence de pluies notables et des températures élevées ont entraîné une baisse marquée des niveaux des cours d’eau. Des sections à sec, parfois sur plusieurs kilomètres, sont signalées, en particulier dans l’ouest du département.
Le suivi hydrologique continu a conduit la préfecture à franchir un nouveau cap : huit zones sur les quatorze que compte la Côte-d’Or sont désormais en alerte. Un arrêté préfectoral de « constat de franchissement de seuils » est applicable depuis le lundi 22 juin 2026 et les dispositions sont annoncées comme valables jusqu’au 28 juin 2026.
Huit secteurs en alerte, le reste en vigilance
Le seuil d’alerte — deuxième niveau de gravité — déclenche des restrictions d’usage pour tous : particuliers, collectivités, agriculteurs, entreprises et activités économiques.
| Zone hydrographique | Niveau |
|---|---|
| Tille amont | Alerte |
| Vouge – Biètre – Cents-Fonts | Alerte |
| Bouzaise | Alerte |
| Ouche amont | Alerte |
| Serein | Alerte |
| Armançon | Alerte |
| Châtillonnais | Alerte |
| Arroux – Lacanche | Alerte |
| Autres secteurs | Vigilance |
Ce que changent les restrictions pour le quotidien
Les mesures d’économie de la ressource visent à réduire les usages aux périodes les plus sensibles et à privilégier les équipements sobres. Elles s’appliquent de façon uniforme à l’ensemble des usagers sur les zones en alerte.
- Arrosage des potagers : interdit entre 11 h et 18 h pour limiter l’évaporation aux heures les plus chaudes.
- Arrosage des pelouses, massifs fleuris et plantes en pots : proscrit sur ces créneaux, sauf si les plantes en pots sont arrosées par goutte-à-goutte.
- Lavage des véhicules : interdit à domicile. Autorisé uniquement chez des professionnels équipés de haute pression, de recyclage de l’eau ou d’un portique préprogrammé ECO.
Ces exemples, donnés par la préfecture, illustrent l’esprit des limitations : abaisser la consommation et favoriser les dispositifs économes. Les autres secteurs du département, maintenus en vigilance, sont appelés à adopter des gestes sobres, sans toutefois être soumis aux mêmes interdictions.
Pourquoi ces mesures maintenant ?
La conjonction d’un déficit de précipitations et d’une chaleur précoce pèse sur les débits, déjà fragilisés au printemps. En plaçant huit zones en alerte, l’État cible les bassins où la tension est la plus forte pour prévenir des atteintes aux milieux aquatiques et sécuriser les usages essentiels. La cartographie hydrologique, actualisée par les services de l’État, a servi de base à cette décision.
Jusqu’au 28 juin, et après ?
L’arrêté s’applique jusqu’au 28 juin 2026. La situation pourra évoluer, à la hausse comme à la baisse, en fonction des relevés et de la météo. Les habitants, collectivités et professionnels sont invités à vérifier régulièrement les mises à jour sur le portail des services de l’État en Côte-d’Or.
Les bons réflexes en période d’alerte
- Décaler les arrosages autorisés en dehors de la plage 11 h – 18 h.
- Privilégier les équipements économes (goutte-à-goutte, programmateurs sobres).
- Reporter les usages non essentiels de l’eau lorsque c’est possible.
Dans ce contexte, chaque économie d’eau compte. Les mesures préfectorales visent à passer le cap de cet épisode en limitant les effets sur les rivières comme sur l’approvisionnement des usagers.