Des mesures renforcées pour préserver les ressources et l’eau potable
La préfecture du Gers a annoncé, début août, un durcissement des règles de prélèvement sur plusieurs secteurs des bassins de l’Adour et de la Neste, en raison d’un déficit pluviométrique marqué. Les décisions, prises au fil de l’eau, visent prioritairement à sauvegarder les milieux aquatiques et à garantir l’approvisionnement en eau potable.
Selon le communiqué publié par la préfecture, des évolutions de gestion prennent effet à des dates précises pour plusieurs sous‑bassins : certaines zones basculent au niveau de « crise », d’autres voient l’interdiction générale des prélèvements agricoles, avec des possibilités de dérogations strictes.
- Adour Amont : interdiction générale des prélèvements agricoles à compter du 6 août à 14h00, sauf pour des cultures dérogatoires limitées à 10 % de la sole irriguée par sous‑bassin.
- Douze réalimentée : placement au niveau de crise à compter du 8 août ; les prélèvements agricoles y sont interdits.
- Arros réalimenté : interdiction générale des prélèvements agricoles à partir du 11 août à 14h00, avec les mêmes dérogations plafonnées à 10 %.
- Auzoue réalimentée (bassin de la Neste) : passage au niveau de crise et interdiction de tous les prélèvements agricoles à compter du 7 août à 18h00.
| Sous‑bassin | Date d'entrée en vigueur | Mesure principale |
|---|---|---|
| Adour Amont | 6 août, 14h | Interdiction agricole sauf dérogations (max. 10 %) |
| Douze réalimentée | 8 août | Passage au niveau de crise — prélèvements interdits |
| Arros réalimenté | 11 août, 14h | Interdiction agricole sauf dérogations (max. 10 %) |
| Auzoue réalimentée | 7 août, 18h | Passage au niveau de crise — prélèvements interdits |
Les cultures dérogatoires autorisées dans certains cas restent soumises aux modalités de l’alerte renforcée, qui prévoient notamment des plages horaires ou des jours interdits d’irrigation (par exemple, interdiction deux jours sur quatre ou interdiction horaire de 8h00 à 20h00, selon les secteurs concernés).
La préfecture appelle l’ensemble des usagers — particuliers, agriculteurs, entreprises et collectivités — à maintenir des gestes de sobriété et à respecter strictement ces prescriptions. Les autorités rappellent que des délais peuvent être accordés sous forme de dérogations limitées pour des cultures identifiées, mais ces autorisations sont encadrées et rendues exceptionnelles afin de préserver la ressource critique.
Pour les exploitants concernés, il est essentiel de se tenir informés auprès des services de la préfecture et des chambres d’agriculture pour connaître les modalités de demande de dérogation et l’étendue exacte des secteurs touchés. La situation reste susceptible d’évoluer en fonction des pluies et des niveaux observés dans les nappes et cours d’eau.
Dans un département où l’agriculture tient une place centrale, ces nouvelles prescriptions témoignent de la fragilité des ressources en période estivale et de la nécessité d’adapter les pratiques pour limiter les impacts à court et moyen terme.