Une journée centrée sur les pratiques et l’adaptation du vignoble
Au cœur du paysage gersois, le château de Mons a accueilli une rencontre professionnelle dédiée à la viticulture. Organisée par la Chambre d’agriculture du Gers et la Fédération départementale des CUMA, la manifestation a réuni viticulteurs, techniciens, conseillers, concessionnaires, commerciaux, étudiants et passionnés autour d’ateliers techniques et de démonstrations de matériel.
La matinée et l’après‑midi ont alterné présentations, échanges et tests d’équipements visant notamment à réduire les coûts de production et à améliorer les pratiques culturales face aux contraintes actuelles.
Quatre ateliers pour des préoccupations concrètes
| Thème | Objectif |
|---|---|
| Pulvérisation | Optimiser les apports et limiter les intrants |
| Sols | Mieux gérer la matière organique et la structuration |
| Ravageurs | Surveillance et méthodes de lutte |
| Adaptation au changement climatique | Stratégies pour préserver la vigne à long terme |
Des démonstrations de matériels agricoles complétaient ces sessions, présentant des solutions techniques susceptibles de diminuer les charges dans les parcelles.
Un lieu chargé d’histoire, peut‑être pour la dernière fois
La tenue de l’événement au Domaine de Mons a pris une tournure particulière, liée à la mise en vente du site. Présent lors de la journée, Jean‑Christophe Darbeau, vice‑président de la Chambre d’agriculture en charge de la viticulture, a souligné la difficulté croissante à mobiliser publics et intervenants, tout en saluant l’investissement des organisateurs.
« Réussir à réunir autant de monde, je vous félicite. Aujourd’hui, il est difficile de fédérer lorsque l’on organise des animations, et cela se comprend dans le contexte que traverse la viticulture. C’est une vraie satisfaction pour nos agents qui ont consacré beaucoup de temps à préparer cette journée. Merci pour eux et merci à eux. »
Pour certaines personnes présentes, cette manifestation pourrait constituer « la dernière grande » réunion organisée sur ce domaine, soulignant l’attachement local à ce lieu et l’inquiétude liée à son avenir.
Réactions et perspectives
Les retours ont été positifs. Amélie Despax, conseillère en viticulture et organisatrice, a fait part de sa satisfaction quant à la mobilisation et à la qualité des échanges, estimant que l’objectif fixé avait été dépassé. Les discussions ont mis en lumière la nécessité d’outils adaptés, de formation et de coopération pour accompagner les viticulteurs face aux défis actuels.
- Technique : diffusion de solutions pratiques pour la pulvérisation et la protection des parcelles.
- Économique : démonstrations d’équipements visant à réduire les coûts de production.
- Symbolique : la tenue de l’événement à Mons a rappelé l’attachement à un patrimoine agricole en mutation.
Cette journée illustre le besoin d’espaces d’échange opérationnels pour une filière confrontée à des évolutions rapides, tant réglementaires qu’environnementales. À Mons, l’occasion aura permis de lier technique et convivialité, tout en posant la question de la pérennité d’un site qui fait sens pour la viticulture gersoise.