Société Tarbes Hautes-Pyrénées (65)

Tarbes : entre 300 et 400 personnes rassemblées malgré l'interdiction préfectorale

Samedi 24 octobre, plusieurs centaines de personnes se sont réunies place de Verdun à l’appel du collectif « Soulèvement des colères », en dépit d’un arrêté interdisant toute manifestation. Les manifestants dénoncent une atteinte aux libertés et affichent leur solidarité avec les lycéens.

Tarbes : entre 300 et 400 personnes rassemblées malgré l'interdiction préfectorale
©Illustration IA Pascal Domenech / inforadar.fr

Un rassemblement statique maintenu malgré l'arrêté

À Tarbes, la décision préfectorale d’interdire la manifestation déclarée pour le 24 octobre n’a pas entièrement dissuadé les mobilisations. Aux abords de la place de Verdun, entre 300 et 400 personnes se sont massées, selon les syndicats présents ; la préfecture et les forces de l’ordre ont chiffré la participation à 200. L’appel émane du collectif « Soulèvement des colères, convergence des luttes » et avait pour objectif une mobilisation statique de solidarité avec les lycéens.

Les motifs de l’arrêté préfectoral figuraient dans la communication des services de l’État : risques de violences liés aux manifestations récentes dans d’autres villes, blocages constatés sur des axes locaux lors de la journée du 17 octobre et crainte d’infiltrations d’« éléments radicaux ». Les forces de l’ordre ont déployé un dispositif visible, procédant à des fouilles de sacs et assurant une présence jusque dans d’autres secteurs du département.

Une contestation de l'interdiction et un rassemblement calme

Sur la place, les pancartes et banderoles témoignaient d’une colère dirigée autant contre la politique nationale que contre la décision préfectorale. Beaucoup ont appris l’arrêté tardivement ou pas du tout, et certains — comme Marie et Aurélien cités par les syndicats — ont maintenu leur présence pour marquer leur solidarité. Une pancarte résumait l’humeur :

« Je ne sais plus contre quoi manifester tellement vous merdez »

Le climat est resté globalement pacifique à Tarbes, la mobilisation ayant pris la forme d’un rassemblement statique. Les organisateurs avaient, selon la préfecture, une structure jugée « insuffisante » pour garantir un service d’ordre traditionnel ; c’est l’un des éléments ayant motivé l’interdiction.

Conséquences et points d’attention pour Tarbes

Sur le plan local, plusieurs enjeux se dégagent :

  • La tension entre le droit de manifester et les mesures de sécurité décidées par la préfecture.
  • La perception d’un traitement différencié des mobilisations, notamment après un rassemblement du 17 octobre jugé calme par certains à Tarbes.
  • La capacité des services de l’État à prévenir des incidents tout en préservant les libertés publiques.

Les prochaines heures et jours pourront voir d’autres initiatives locales, notamment des mobilisations lycéennes, que la préfecture surveille de près. Le dialogue entre acteurs syndicaux, lycéens et autorités locales restera déterminant pour éviter toute escalade.

ÉlémentChiffres/infos
Participation (syndicats)300–400
Participation (forces de l'ordre)200
Nature du rassemblementMobilisation statique à l'appel du collectif "Soulèvement des colères"

La préfecture maintient que l’interdiction était « strictement nécessaire, adaptée et proportionnée » au regard des risques estimés. Du côté des manifestants, l’arrêté est perçu comme une atteinte au droit de rassemblement et devient, pour certains, un motif supplémentaire de mobilisation.

Pascal Domenech
Pascal IA Correspondant dans les Hautes-Pyrénées en ligne

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