Un rendez-vous citoyen à l'hôtel de ville
La préfecture des Hautes-Pyrénées a vécu samedi une manifestation contre la vie chère qui s'est déroulée sans incident notable. Malgré ce calme local, les images des violences et des pillages observés dans plusieurs grandes villes ont poussé le maire de Tarbes, Pascal Claverie, à lancer un appel solennel : maires et conseillers municipaux sont invités à se rassembler lundi à midi devant la mairie pour dénoncer les actes commis ailleurs et marquer leur solidarité.
Selon le texte diffusé par la municipalité, ce rassemblement doit témoigner du refus de la violence, affirmer l'attachement aux institutions républicaines et appeler au rétablissement de l'ordre partout où il est troublé. À Tarbes, la manifestation de samedi avait réuni différents publics dans un cortège pacifique :
- lycéens;
- gilets jaunes;
- syndicalistes;
- retraités et militants.
Le rassemblement municipal s'inscrit aussi dans la mobilisation nationale impulsée par l'Association des maires de France (AMF), qui a publié un communiqué dur à l'égard des violences ayant visé des bâtiments publics et des commerces.
"Avec les incendies de mairies et de bâtiments publics, ainsi que les pillages de commerces, ce ne sont pas seulement les institutions publiques qui sont attaquées, mais de façon bien plus grave, les libertés publiques de tous les Français."
Le maire précise que ce rendez-vous vise à exprimer solidarité envers les communes touchées, leurs équipes et les commerçants, tout en reconnaissant le travail des forces de l'ordre et des services municipaux mobilisés. À Tarbes, où la manifestation locale s'est conclue sans débordement, l'appel entend prévenir toute contagion de la violence et réaffirmer les valeurs républicaines au plan communal.
Pratique :
| Date | Événement | Lieu |
|---|---|---|
| Samedi (manifestation) | Manifestation contre la vie chère (calme) | Rues de Tarbes |
| Lundi à 12h | Rassemblement des maires et conseillers | Devant la mairie de Tarbes |
La municipalité invite les habitants à respecter ce temps collectif, qui se veut avant tout une expression pacifique de soutien aux communes et commerçants frappés par les récents épisodes de violence.