Un maintien d'activité garanti, selon la municipalité
Reçu lundi par la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, Alice Rufo, le maire de Tarbes a cherché à dissiper l'inquiétude entourant les Forges de Tarbes, après la mise en vente du pôle défense par le groupe Europlasma. Lors de cet échange d'environ trente minutes, il dit avoir obtenu «
l’assurance du maintien de l’activité à Tarbes des corps creux d’obus», une formule qu'il présente comme un signe d'engagement de l'État en faveur du site.
L'usine de Tarbes semble pour l'instant techniquement opérationnelle, mais la situation financière du groupe propriétaire et les déboires de ses autres filiales ont fortement pesé sur le moral des salariés et des syndicats. Le maire a expliqué vouloir transformer cette audience en opportunité industrielle pour la ville, en poussant pour que Tarbes devienne un « lieu incontournable de l'industrie de la défense ».
Un repreneur en vue et des attentes vis-à-vis de l'État
Selon la municipalité, un repreneur potentiel a désormais la confiance de plusieurs acteurs du dossier. Le chef de la commune se dit prêt à accompagner un investisseur, notamment en proposant des solutions immobilières et la construction de bâtiments industriels afin d'améliorer la compétitivité du site.
- Le pôle défense d'Europlasma est mis en vente.
- Plusieurs filiales du groupe connaissent des difficultés judiciaires ou financières.
- Un repreneur potentiel serait soutenu par des acteurs locaux et pourrait être aidé par la DGA.
Le maire a également insisté sur la nécessité d'un soutien public : sans l'intervention de la DGA pour cofinancer la relance via le nouvel investisseur, le projet resterait fragile. Il estime que le dossier devrait connaître une évolution avant la fin de l'année.
Enjeux locaux : emplois, filière défense et souveraineté industrielle
Aux yeux des élus tarbais, la conservation de cette activité n'est pas seulement une question d'emplois locaux : elle s'inscrit dans la préservation d'une chaîne industrielle spécialisée, proche des clients militaires et des donneurs d'ordre. La crainte, partagée par les représentants syndicaux, reste une délocalisation partielle de la production — une inquiétude que la municipalité cherche à contrer par des garanties et des offres concrètes pour un repreneur.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Propriété | Europlasma (pôle défense mis en vente) |
| Filiales du groupe | Satma Industries (liquidation), Fonderie de Bretagne (redressement) |
| Calendrier | Dossier à faire avancer d'ici la fin de l'année |
Les prochains mois seront donc déterminants : si un repreneur confirmé et un accompagnement financier de l'État se concrétisent, les Forges pourront prétendre à une stabilisation. À défaut, le territoire pourrait voir s'amenuiser une activité historiquement liée à la défense, avec des conséquences sociales et industrielles sensibles pour la ville de Tarbes et sa périphérie.