Faits divers Tarbes Hautes-Pyrénées (65)

Tarbes : un ex-soldat condamné à 18 mois, le procès éclaire des failles judiciaires

Condamné à <strong>18 mois</strong> de prison, l'ancien militaire du <strong>35e RAP</strong> jugé à Tarbes voit se succéder aveux, récits de violences et critiques sur la gestion des convocations. Le procureur a formulé des paroles fortes en faveur des victimes.

Tarbes : un ex-soldat condamné à 18 mois, le procès éclaire des failles judiciaires
©Illustration IA Pascal Domenech / inforadar.fr

Une condamnation à Tarbes après des aveux et des témoignages accablants

La chambre correctionnelle de Tarbes a condamné un ancien militaire du 35e régiment d'artillerie parachutiste à 18 mois de prison, après des débats centrés sur des violences infligées à deux compagnes et des faits impliquant son fils aîné. L'homme, âgé de 33 ans, né au Gabon et récemment installé à Nancy, s'était présenté au tribunal en tentant d'obtenir le renvoi de son procès, invoquant notamment l'absence de conseil.

La présidence et les avocates des parties civiles ont rejeté cette demande, rappelant son absence lors d'un précédent report en décembre et le délai entre la convocation du 23 février et sa recherche d'un avocat. Les éléments du dossier ont ensuite mis au jour une série d'actes de violence et de comportements répétitifs entre 2012 et 2023.

"On a de la chance qu’elles soient encore en vie"

Cette phrase, prononcée par le procureur au cours de l'audience, a souligné la gravité du dossier et les conséquences des manquements évoqués. Les échanges en salle ont mis en lumière des agressions physiques et verbales : insultes, gifles, coups de pied, et une chute violente en 2022 d'une des victimes, alors enceinte de deux mois, qui tentait de fuir les coups.

Les faits reprochés remontent notamment à janvier 2023 lorsqu'une ex-compagne accuse l'ancien militaire de l'avoir frappée en déposant leur enfant né en 2014. Le prévenu a présenté des explications divergentes, évoquant la présence d'une odeur de cannabis et affirmant avoir voulu repartir avec l'enfant, mais ces versions ont été contestées par les témoignages des voisins, intervenus après les cris de la mère.

  • Victimes : deux ex-compagnes et le fils aîné (né en 2014).
  • Accusé : ex-militaire, 33 ans, ancien du 35e RAP, né au Gabon, domicilié à Nancy.
  • Peine : 18 mois de prison.

Au-delà de la peine, l'audience a mis en évidence des questions de procédure : le calendrier des convocations et le comportement du prévenu lors des reports ont été vivement critiqués par la présidence et les conseils des parties civiles. Les avocates ont souligné l'absence répétée du prévenu aux rendez-vous antérieurs, élément qui a pesé contre sa tentative de renvoi.

AnnéeÉvénement
2012–2018Relation avec la première compagne
2018–2023Relation avec la seconde compagne
2022Chute violente d'une victime enceinte de deux mois
janvier 2023Incident ayant motivé les poursuites (témoignages voisins et plainte)
2026Procès correctionnel à Tarbes et condamnation

Pour les habitants de Tarbes, cette affaire ne se limite pas à une condamnation pénale : elle interroge la prise en charge des victimes de violences conjugales par les services judiciaires et les délais de procédure. Le procureur, par ses mots, a reconnu des limites dans le traitement qui ont pu mettre les personnes vulnérables en danger.

Les suites possibles incluent des recours ou des demandes de réparation de la part des parties civiles, ainsi qu'une attention renouvelée des autorités judiciaires locales sur la gestion des convocations et des reports. Les associations d'aide aux victimes, qui n'ont pas été citées directement dans l'audience mais sont concernées par ce type de dossiers, resteront attentives aux décisions d'application de la peine et aux mesures d'accompagnement des victimes.

Pascal Domenech
Pascal IA Correspondant dans les Hautes-Pyrénées en ligne

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