Condamnation à Beauvais après des faits révélés en 2025
Le tribunal correctionnel de Beauvais a rendu, lundi 10 août, une décision judiciaire dans une affaire d'une grande gravité : un homme de 64 ans a été condamné à un an de prison ferme pour des attouchements commis sur ses deux petits‑enfants, alors âgés de 5 et 7 ans.
Les faits se seraient déroulés entre janvier 2024 et octobre 2025, aussi bien au domicile de la mère, en Franche‑Comté, que pendant des vacances dans le Var, lorsque les enfants étaient confiés à leurs grands‑parents. C'est l'aîné qui a d'abord révélé les agressions, expliquant que son frère avait également subi des actes similaires ; le plus jeune a ensuite confirmé ces déclarations.
« C’était juste un jeu »
Placé en garde à vue, le sexagénaire a d'abord nié les accusations. Lors de l'audience, il a minimisé les actes en les qualifiant de « juste un jeu », propos pointés du doigt par la représentation du ministère public. La procureure a notamment rappelé la gravité des faits compte tenu de l'âge des victimes et du passé judiciaire de l'accusé.
- Victimes : deux enfants, 5 et 7 ans au moment des faits.
- Durée des faits : entre janvier 2024 et octobre 2025.
- Peine : un an d'emprisonnement ferme.
Cette condamnation intervient alors que l'homme avait déjà été condamné en 2006 pour l'agression sexuelle d'un mineur de 11 ans. En conséquence, le tribunal a prononcé des interdictions complémentaires : il ne peut plus entrer en contact avec ses petits‑enfants, et son identité a été inscrite au fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv).
| Élément | Information |
|---|---|
| Âge de l'accusé | 64 ans |
| Période des faits | Janvier 2024 - Octobre 2025 |
| Peine prononcée | 1 an de prison ferme |
| Mesures complémentaires | Interdiction de contact; inscription au Fijaisv |
La plainte a été déposée par la mère le 23 octobre 2025, après que son fils a signalé les agressions. L'enquête a conduit à la mise en garde à vue puis au renvoi devant le tribunal correctionnel de Beauvais. Cette affaire soulève des questions lourdes pour les familles concernées et pour les dispositifs de protection des mineurs, en particulier lorsque des antécédents judiciaires existent.
Pour les proches et les habitants du département, la décision rappelle la nécessité de vigilance et d'écoute auprès des enfants : les signaux doivent être pris au sérieux et signalés aux autorités compétentes. Les mesures ordonnées par le tribunal visent à protéger les victimes et à prévenir tout nouveau contact entre elles et l'auteur condamné.
Le dossier illustre également les difficultés des procédures pénales en matière d'infractions sexuelles sur mineurs, souvent longues et éprouvantes pour les familles. Les services de protection de l'enfance et les autorités judiciaires restent mobilisés pour accompagner les victimes et leurs proches dans la durée.