Des maires essonniens réclament des mesures face à la hausse du bruit liée aux travaux d’Orly
À l’initiative de Jean-Jacques Grousseau, maire d’Athis-Mons, une centaine d’élus de l’Essonne ont adressé le 15 juillet une lettre au préfet de région pour alerter sur les nuisances attendues pendant la rénovation de la piste 4 de l’aéroport Paris‑Orly. Les travaux, programmés du 10 août au 17 décembre avec une phase de tests commencée le 11 juin, vont entraîner des modifications d’exploitation qui augmentent fortement le nombre de mouvements sur d’autres pistes.
Les élus expliquent que le report du trafic vers la piste 2 (orientation nord‑sud) conduira à des pics pouvant atteindre jusqu’à 30 décollages ou atterrissages par heure entre 6 h et 23 h 30. Ils soulignent que ces perturbations toucheront des zones qui, jusque‑là, n’étaient pas considérées comme gravement exposées au bruit aérien.
- Demande principale : mise à jour du plan de gêne sonore pour tenir compte des nouvelles expositions.
- Mesures réclamées : extension des dispositifs d’insonorisation et encadrement plus strict de l’exploitation de la plateforme pendant et après les travaux.
- Compensations : les maires demandent des aides financières pour les riverains afin notamment de mieux isoler leurs logements.
“Nous demandons des compensations financières pour les riverains, ne serait‑ce que pour mieux isoler leurs habitations.”
Les élus rappellent que ces travaux s’inscrivent dans une suite d’opérations menées depuis près de dix ans et qu’ils aggravent une exposition au bruit déjà croissante dans certaines communes. Leur lettre veut éviter que la révision du plan de gêne sonore ne serve de simple justification technique à l’exploitation accrue de l’aéroport sans apporter de bénéfices concrets aux populations impactées.
| Élément | Informations |
|---|---|
| Période des travaux | 10 août – 17 décembre (tests depuis le 11 juin) |
| Piste impactée | Piste 4 (rénovation) |
| Effet sur la piste 2 | Jusqu’à 30 mouvements/heure entre 06h et 23h30 |
Cette mobilisation municipale pose deux questions concrètes pour les Essonniens : quelles aides sont mobilisables (Aéroports de Paris, État, collectivités) et comment s’organisera le suivi des nuisances pendant les travaux ? Les maires demandent une réponse rapide du préfet de région et souhaitent que la révision du plan de gêne sonore devienne un outil de protection effective, non un simple ajustement administratif.
Du point de vue local, la concertation et la transparence seront déterminantes : recensement des bâtiments à insonoriser, calendrier des interventions, critères d’éligibilité aux aides et dispositif de suivi des niveaux sonores. Les habitants concernés attendent désormais des engagements précis et chiffrés afin d’atténuer l’impact sanitaire et la baisse de qualité de vie que risque d’entraîner cette période de travaux.
La réponse officielle du préfet ou d’Aéroports de Paris n’avait pas été publiée au moment de la signature de la lettre. Les maires de l’Essonne affichent leur volonté de peser pour obtenir des mesures tangibles avant l’entrée en phase active des travaux.