Dans les faubourgs de Bourges, là où les ateliers et les entrepôts racontent une part de l’identité industrielle du Berry, une étape gouvernementale est annoncée pour ce jeudi 2 juillet. Le déplacement de Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, place la focale sur l’internationalisation des entreprises françaises à partir d’un exemple berruyer devenu référence mondiale : Monin.
Monin, un savoir-faire berruyer tourné vers le monde
Fondée à Bourges en 1912, l’entreprise familiale s’est spécialisée dans des solutions aromatiques haut de gamme destinées aux professionnels des boissons et de la gastronomie. Devenue un acteur majeur sur son segment, la marque s’exporte aujourd’hui dans plus de 150 pays. Le ministre entend y échanger avec les dirigeants et les équipes sur les leviers qui permettent à une maison née au cœur du Cher de conquérir des marchés lointains : innovation, compétitivité, développement à l’export.
« Dans un contexte où le développement international des entreprises françaises constitue un levier essentiel de croissance et de souveraineté économique »
Cette visite se veut une vitrine du savoir‑faire local autant qu’un moment d’écoute des besoins concrets des industriels. Le gouvernement rappelle que Monin
« incarne la réussite d’une entreprise profondément ancrée dans son territoire et résolument tournée vers l’international ». À travers cet exemple berruyer, c’est la question de la transformation des filières et de la capacité à maintenir des ancrages locaux tout en s’ouvrant aux marchés mondiaux qui sera posée.
Le bâtiment fête ses 120 ans, entre défis et transitions
La seconde séquence du déplacement conduira le ministre à la cérémonie marquant les 120 ans de la Fédération française du bâtiment (FFB), aux côtés des représentants de la filière. Le rendez‑vous est l’occasion de saluer l’engagement d’entreprises qui irriguent l’économie locale et nationale, et d’aborder les transformations à l’œuvre dans un secteur en première ligne des mutations environnementales.
- Compétences : attractivité des métiers, formation et fidélisation des talents.
- Investissement : modernisation des outils, adaptation aux cycles de marché.
- Transition écologique : rénovation énergétique, matériaux et chantiers plus sobres.
- Modernisation : numérique de chantier, industrialisation et qualité d’exécution.
Les échanges annoncés doivent permettre de mettre en perspective les besoins du terrain, alors que le bâtiment constitue un baromètre de l’activité dans le Cher : emploi, sous‑traitance, carnets de commandes et capacité à répondre aux objectifs de performance énergétique.
Ce que cette visite dit de l’économie du Cher
Au-delà du symbole, l’étape berruyère illustre les deux jambes sur lesquelles avance l’économie locale : des entreprises de rayonnement international capables d’exporter un savoir‑faire forgé sur place, et des filières d’ancrage territorial comme le bâtiment, dont l’activité irrigue villes et campagnes. Dans les ateliers comme sur les chantiers, les mêmes enjeux se répondent : consolider la chaîne des compétences, investir dans des outils performants, et intégrer la transition environnementale aux pratiques quotidiennes.
Pour le Cher, la séquence attendue ce jeudi est donc plus qu’une visite protocolaire : elle met en avant une réussite industrielle née à Bourges et ouvre un espace de discussion avec une filière clé de l’économie locale. À l’heure où l’attractivité et l’export sont présentés comme des moteurs de souveraineté, elle rappelle aussi que la force d’un territoire tient à l’alliance d’une industrie qui se projette et d’un tissu d’entreprises qui construit au plus près des besoins des habitants.
| Temps fort | Objectif | Thèmes clés |
|---|---|---|
| Visite de l’entreprise Monin | Valoriser un savoir‑faire local tourné vers l’export | Innovation, compétitivité, développement international |
| Cérémonie des 120 ans de la FFB | Échanges avec la filière du bâtiment | Compétences, investissement, transition écologique, modernisation |
Les acteurs économiques du département suivront de près les retours de cette journée, avec en ligne de mire un même horizon : faire grandir des entreprises ancrées dans le Cher, capables de rayonner loin, sans perdre le lien avec leur territoire d’origine.