Une signature qui prolonge un engagement au long cours
Réunis le 29 juin à la Cité Henry Berger à Dijon, le Département de la Côte-d’Or et la Fondation du patrimoine ont scellé une nouvelle étape de leur coopération. À l’occasion des 25 ans de partenariat, les présidents François Sauvadet et Guillaume Poitrinal ont paraphé une convention qui réaffirme un objectif constant : préserver et valoriser le bâti qui fait la singularité des communes côte-d’oriennes.
La cérémonie, organisée dans la capitale départementale, a également été l’occasion de remettre des plaques aux porteurs de projets publics et privés, et de saluer la mémoire de Gérard Guillet, ancien délégué départemental de la Fondation, dont l’engagement a marqué de nombreuses opérations de terrain.
Églises, lavoirs, pierres de lave : un patrimoine du quotidien
Depuis 2001, les deux partenaires accompagnent communes, associations et propriétaires dans des chantiers de sauvegarde très concrets. Derrière les façades familières – églises de village, lavoirs, fontaines, maisons anciennes ou bâtiments en pierre de lave – se joue l’attractivité des bourgs et la qualité de vie des habitants. Ce patrimoine vernaculaire, souvent discret, façonne l’âme des lieux et transmet une histoire partagée.
Le renouvellement de la convention insiste sur un double levier : la transmission aux générations futures et le soutien à l’économie artisanale locale. En Côte-d’Or, nombre d’ateliers et d’entreprises de proximité vivent de ces chantiers, où s’exercent des savoir-faire précis : taille de pierre, charpente, couverture, menuiserie d’art, ferronnerie. Chaque opération engagée irrigue ainsi l’emploi et consolide des filières techniques parfois rares.
Une ambition publique assumée
“Préserver notre patrimoine, c’est transmettre aux générations futures ce qui fait l’identité et l’âme de la Côte-d’Or. C’est aussi soutenir nos territoires et ceux qui les font vivre”, a souligné François Sauvadet.
Dans le même esprit, Guillaume Poitrinal a rappelé, alors que la Fondation fête ses 30 ans cette année, la place pionnière du département dans la dynamique nationale de soutien aux porteurs de projets. Pour les élus comme pour la Fondation, l’enjeu dépasse la seule restauration : il s’agit de faire du patrimoine un atout de développement, capable de renforcer l’attractivité, l’animation et l’image des communes rurales comme des petites villes.
Une feuille de route pour les territoires
La nouvelle convention fixe un cadre commun pour continuer à mobiliser les collectivités, les associations et les particuliers. Elle s’appuie sur des outils éprouvés : levées de fonds, accompagnement technique, montage de projets, valorisation des réalisations et reconnaissance des initiatives exemplaires. Les porteurs de projet y trouvent une boussole pour franchir les étapes sensibles d’un chantier – diagnostics, choix des matériaux, phasage des travaux – tout en accédant à des soutiens financiers dédiés.
- Accompagnement des communes et associations dans la préparation et le suivi de chantiers.
- Reconnaissance des projets par la pose de plaques symbolisant l’engagement collectif.
- Mise en avant des métiers d’art et des entreprises locales intervenant sur les restaurations.
Marqueurs et repères
| Repère | Élément |
|---|---|
| Date de la signature | 29 juin 2026 |
| Lieu | Cité Henry Berger, Dijon |
| Partenariat | 25 ans de coopération (depuis 2001) |
| Anniversaire | 30 ans de la Fondation du patrimoine |
Une dynamique appelée à se poursuivre
Dans un contexte où les communes rurales doivent arbitrer entre de nombreuses priorités, cette alliance institutionnelle permet d’orienter les efforts vers des opérations structurantes : sauvegarder un clocher, remettre en eau une fontaine, rendre à un lavoir sa fonction de lieu de rencontre, autant de gestes qui renforcent le lien social. En Côte-d’Or, ces chantiers ne se résument pas à des travaux ; ils nourrissent la fierté des habitants et rallument la mémoire de leurs villages.
Le message porté à Dijon se veut clair : en s’appuyant sur un partenariat éprouvé, le Département et la Fondation du patrimoine entendent poursuivre, dans la durée, une action qui conjugue transmission, attractivité et activité locale. Une manière d’inscrire la restauration du bâti dans une économie de proximité et de tracer, pour les années à venir, une voie à la fois patrimoniale et vivante.