Une fermeture qui fragilise le parcours des futures mères du bassin palorain
La maternité de la Polyclinique Pau Pyrénées (ex-Navarre) est fermée depuis le 15 juin. Alors qu'une fermeture définitive était planifiée au 14 septembre, la perspective d'une réouverture provisoire s'amenuise : la direction du groupe GBNA évoque désormais une poursuite de la cessation d'activité dans le cadre d'un dispositif encadré par la justice commerciale et les autorités sanitaires.
« dans le cadre du plan de continuation construit sous l’égide du Tribunal de commerce », en respectant des « modalités et le calendrier définis en lien étroit avec l’ARS et les services de l’État »
Le groupe propriétaire, selon ses déclarations, affirme placer la sécurité et la continuité des parcours de soins au centre de ses décisions, en coordination avec l'offre locale. Mais sur le terrain le problème principal pointe : l'établissement manque cruellement de personnel. Outre un mouvement social entamé le 15 juin et ayant duré neuf jours, de nombreux arrêts maladie ont réduit les capacités de reprise.
Les conséquences humaines sont immédiates. Des patientes suivies à la clinique se sont retrouvées confrontées à des reports ou des redirections de leurs interventions. Le récit d'une future mère, dont la césarienne programmée a été annulée la veille, illustre la gravité de la situation : réorientée vers le Centre hospitalier de Pau, elle a d'abord essuyé un refus téléphonique pour manque de place, puis obtenu un rendez-vous incompatible avec l'urgence médicale identifiée par son obstétricienne.
Conséquences locales et organisation des soins
La suspension d'activité oblige les autres acteurs du territoire à s'adapter : le centre hospitalier de Pau devra absorber des prises en charge supplémentaires, les sages-femmes libérales, cabinets et maternités voisines voient leur charge augmenter. Pour les patientes, cela signifie davantage de déplacements, des délais potentiels et une montée du stress en fin de grossesse.
- Dates clés : fermeture au public le 15 juin ; date initiale d'arrêt définitif prévue le 14 septembre.
- Acteurs impliqués : groupe GBNA (propriétaire), Tribunal de commerce, ARS, services de l'État, Centre hospitalier de Pau.
- Problème principal : manque de personnel lié aux arrêts maladie malgré la fin du mouvement social.
À ce stade, la direction se cantonne à parler d'un calendrier discuté avec les autorités. Les familles et professionnels du secteur demandent des clarifications : combien de soignants vont rester mobilisables ? Quelles solutions temporaires seront mises en place pour garantir la prise en charge des grossesses à risque ?
Informations pratiques pour les patientes du bassin palorain
Les femmes dont le suivi était assuré à la Polyclinique doivent rester en contact étroit avec leur équipe médicale. En cas de convocation ou de modification du planning opératoire, il est conseillé de :
- Contacter immédiatement son praticien ou la maternité qui devait assurer la prise en charge ;
- Vérifier les alternatives proposées par le Centre hospitalier de Pau ou les maternités voisines ;
- Se renseigner auprès de l'ARS Nouvelle-Aquitaine pour connaître les adaptations temporaires de l'offre de soins dans le département.
Cette situation souligne la fragilité d'un maillage de soins déjà tendu en zone urbaine et périurbaine. Les décisions prises dans les prochaines semaines seront déterminantes pour l'organisation des naissances dans le sud des Pyrénées-Atlantiques et pour la sérénité des futures mères et des équipes soignantes.
Clémence Harriet — Correspondante, Pyrénées-Atlantiques
| Élément | Statut |
|---|---|
| Fermeture initiale | 15 juin |
| Arrêt définitif prévu | 14 septembre |
| Problème principal | Manque de personnel (arrêts maladie) |
| Acteurs | GBNA, Tribunal de commerce, ARS, Centre hospitalier de Pau |