Une cérémonie départementale ancrée dans la mémoire
À Alençon, la place du Général-Jean-Bonet, au square des Déportés, a accueilli dimanche 19 juillet 2026 la journée nationale en mémoire des victimes de la Shoah et l’hommage aux Justes de France. L’événement a été présidé par le sous-préfet Aurélien Duvergey, en présence notamment du préfet de l’Orne, Hervé Tourmente. L’assemblée a observé un temps de recueillement, en écho aux destins brisés et aux gestes de sauvetage qui ont marqué le département sous l’Occupation.
Quarante et un Ornais honorés
Le territoire compte officiellement 41 personnes reconnues Justes parmi les nations, une distinction attribuée par Yad Vashem à celles et ceux qui ont protégé des Juifs au péril de leur vie pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette reconnaissance, rappelle la préfecture, met en avant des parcours de courage ordinaire, souvent restés discrets des décennies durant.
« Quiconque sauve une vie sauve l’univers tout entier »
Parmi ces parcours, Maria, Jean et Charles Gasser ont été cités pour avoir caché et sauvé des membres de la famille Kahn-Bonnem. Cette dernière a fait l’objet d’un rappel appuyé au cours de la cérémonie, preuve d’un travail de mémoire encore actif dans l’Orne.
La famille Kahn-Bonnem, un destin documenté
Le sort de la famille Kahn-Bonnem illustre la brutalité des persécutions. Édith Bonnem, jeune Alençonnaise, a été déportée et assassinée à Auschwitz en 1942. Aux Archives départementales de l’Orne, plus de 2 500 pages rassemblent pièces et témoignages retraçant les trajectoires familiales, l’engrenage des rafles et, en contrepoint, les actes de solidarité qui ont permis des sauvetages.
Repères utiles
- Lieu de l’hommage: place du Général-Jean-Bonet, square des Déportés (Alençon).
- Distinction: Justes parmi les nations (Yad Vashem).
- Famille mise en lumière: Kahn-Bonnem, avec un hommage particulier à Édith Bonnem.
- Sources locales: Archives de l’Orne (fonds consultables sur place).
Ce que dit l’histoire, ici
Au-delà des gerbes et des noms, la cérémonie a rappelé une évidence: la mémoire ne se délègue pas, elle se transmet. Dans l’Orne, le nombre de 41 Justes connus donne une mesure des solidarités clandestines qui ont permis à des familles juives de survivre. Les responsables présents ont insisté sur la vigilance face aux crimes racistes et antisémites, et sur la nécessité de s’appuyer sur les archives, l’école et les témoins pour maintenir l’exigence de vérité.
Les chiffres-clés de l’hommage
| Élément | Donnée |
|---|---|
| Date | 19 juillet 2026 |
| Lieu | Place du Général-Jean-Bonet, Alençon |
| Justes reconnus dans l’Orne | 41 |
| Archives sur la famille Kahn-Bonnem | 2 500+ pages |
En rendant visibles ces parcours, le département s’inscrit dans une démarche de long terme: préserver la trace des vies brisées et des actes de courage, pour que les noms ne s’effacent pas et que les faits demeurent, vérifiables et partagés.